@Patrick Samba
Oui.
Il y a deux systèmes de contrôle du réacteur de l’EPR indépendants. Le premier pour le fonctionnement en conditions normales, le second de sauvegarde pour les conditions accidentelles.
Le premier système a été développé par Areva et le second par Siemens du temps de leur association (ou peut-être est-ce le contraire je ne me souviens plus très bien). Ceci pour garantir l’indépendance de leur développement.
Le principe pour un système de sauvegarde qui doit remplacer le système normal en cas de défaillance, est de n’avoir aucun point commun avec le système auquel il peut se substituer.
Par exemple ces deux système ne peuvent utiliser des ordinateurs communs…
Au moment de la séparation houleuse Areva Siemens, vers 2009, l’ASN a utilisé la période de flottement, notamment à ce niveau, pour décréter qu’il y avait bien un point commun à ces deux systèmes qui était constitué par les systèmes d’exploitation des ordinateurs, même si ceux-ci étaient physiquement différenciés dans chaque système.
Cette position un peu invraisemblable a entrainé un retard de chantier conséquent.
Personnellement, c’est à ce moment là que j’ai compris que l’ASN ferait tout son possible pour bloquer le chantier de l’EPR de Flamanville (apparemment la manœuvre ne marche pas vraiment avec les chinois qui ont leur propre organisme de sûreté). Un des buts étant de faire gonfler le budget du projet (c’est aussi lié à l’obligation de passer par des prêts privés. L’exploitation capitaliste par la monnaie finalement). Et de discréditer notre secteur du nucléaire.