@batmou
Votre analyse des effets de la dette me semble correct. Sur le non remboursement, j’ajouterai que celui-ci est plombé par la titrisation de la dette par les banques. Les titres devront être remboursés et c’est pour cela que les banques feront faillite. Il fallait interdire la titrisation.
Le non remboursement de la dette scripturale reste possible sans inflation, car les intérêts ont déjà diminué la quantité de monnaie en circulation nécessaire à l’économie en-dessous de ce qui serait souhaitable. Il faut juste ne pas faire n’importe quoi. Commencer par ne pas rembourser ce qui n’a pas été titrisé et s’arrêter avant l’échauffement.
Je vais un peu plus loin en disant que nous devons créer de la monnaie avec d’autres contreparties que la dette. Pour éviter l’inflation, la valeur de la contrepartie doit être réelle, mais nous ne pouvons pas revenir à l’étalon-or qui n’est pas adaptée à la monnaie scripturale (celle qui n’existe que sous forme d’écritures avec des moyens informatiques) et qui nous ferait revenir à l’ère du troc. Mais l’avantage de l’or est sa non-altérabilité, la monnaie créée en contrepartie peut donc circuler indéfiniment. A l’inverse la monnaie créé contre la dette doit être remboursé rapidement, bien plus vite que le temps nécessaire aux projets pour être rentable. Il nous manque une vision dynamique de la monnaie avec une anticipation sur des richesses en construction pour permettre leur financement. La solution est probablement entre les deux systèmes, la monnaie doit pouvoir circuler tant que le projet financé n’a pas atteint sa maturité et être progressivement retirée ensuite. Cela revient à mettre la monnaie crée dans les fonds propres des projets et à retirer la monnaie progressivement avec les bénéfices.
Il est évident que le système actuel a encore du sens pour les crédits qui ne créent pas de richesses ou qui ne font qu’une anticipation courte (crédit à la consommation ou immobilier ancien).
Personnellement, je suis partisan de laisser la création monétaire aux banques commerciales et de limiter le pouvoir des banques centrales à la seule vérification de la validité des contreparties. Aujourd’hui, avec l’informatique, il est possible de payer avec une unité de compte qui n’est pas une monnaie, mais une mesure de la moyenne d’un ensemble de monnaies réputées stables. Chaque client de la banque peut posséder des comptes dans plusieurs monnaies et chacun définit ses priorités d’utilisation selon l’axe dépenser/conserver. Le back-Office de la banque gère les priorités de manière transparente. On nous dit souvent « la mauvaise monnaie chasse la bonne » mais je vois cela comme quelque chose de positif. Les « mauvaises monnaies » circulent plus vite et leur effet économique est supérieur aux bonnes monnaies qui restent sur les comptes d’épargne. Nous avons besoins des deux. En permettant aux banques de créer leur propres intentions économiques, nous ratissons bien plus large et l’efficacité globale de la monnaie est augmentée. C’est le consommateur final qui vote pour les projets qu’il préfère par ses choix monétaires. Une forme de démocratie directe intéressante. Il va de soi qu’un tel système n’est porté par aucun parti politique.
20/11 12:31 - Pascal L
19/11 22:38 - Breton8329
@Pascal L Bien vu et je suggère une autre piste, le rétablissement d’une barrière entre (...)
19/11 20:30 - Balkanicus
@Pascal L Il serait preferable de revenir a une indexation de la monnaie sur une valeur sure (...)
19/11 20:08 - Pascal L
@batmou Votre analyse des effets de la dette me semble correct. Sur le non remboursement, (...)
19/11 15:19 - batmou
@Pascal L Je ne peux pas dire que je ne suis pas d’accord avec votre analyse, ni que je (...)
19/11 14:29 - JL
@Mandyvila tiens donc !!! ce vieux Snoopy ! Alors comme ça on s’est fait virer ? (...)
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