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Commentaire de L’enfoiré

sur Einstein vous explique pourquoi la France ne s'en sortira pas


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L'enfoiré L’enfoiré 17 décembre 2018 18:07

@microf

Si vous connaissez la période des Rois fainéants, vous comprendrez qu’il y a beaucoup de similitude.

Wiki : L’appellation de « rois fainéants » (littéralement rois qui ne font rien, « fait néant ») a été attribuée, a posteriori, aux rois francs mérovingiens, succédant, à partir de 639, à Dagobert Ier. Cette appellation a été forgée par Eginhard, biographe de Charlemagne, dans sa Vita Karoli (Vie de Charlemagne), écrite au IXe siècle. Il légitimait ainsi la prise de pouvoir carolingienne, car, dit-il, les Mérovingiens « n’avaient plus de rois que le nom », n’ayant accompli aucune réforme d’importance au cours de leurs règnes (littéralement « ayant fait néant »). Cette légitimation idéologique incite « à nuancer le sentiment d’éclatement et de décadence » sous le règne de ces rois fainéants.

A toutes les époques, il y a eu une société ou un peuple qui prenait la relève, arrivait à une apogée et puis prenait de l’embonpoint, jouissait de leur réussite et la décadence irrémédiable suivait avec une autre société challengeuse.

Je vous conseille peut-être de lire le livre « Quand le Sud réinvente le Nord », de Bertrand Badie qui démontre la puissance de la faiblesse du Sud dans ce préambule :
"Le Sud, largement issu de la décolonisation, réagit à la mondialisation en reprenant la main et en recomposant le système.
Jusqu’à la fin de la Guerre froide, la compétition entre puissances a fait l’histoire.
Aujourd’hui, non seulement elle est mise en échec, mais la faiblesse, à l’origine de la plupart des conflits en passant à travers celle des États, des nations institutionnalisées, ou du lien social, définit les enjeux internationaux et produit la plupart des incertitudes qui pèsent sur l’avenir.

Le sens de la conflictualité mondiale s’en trouve particulièrement bouleversé. Devenue compétition de faiblesses, elle n’est plus territorialisée, n’oppose plus exclusivement des armées et des États.
Peut-être a-t-elle même pour seule finalité de perpétuer des « sociétés guerrières ».
Elle produit une violence diffuse, se déplace par rhizome, atteint tout le monde.
Les vieilles puissances peinent à l’admettre
.
Le système international se transforme, inévitablement, sans que les États n’en prennent la mesure : il intègre de nouveaux acteurs et réécrit l’agenda international jusqu’à faire des questions sociales les enjeux majeurs de notre temps (démographie, inégalités, sécurité humaine, migrations). Reste à inventer les remèdes à ces nouvelles « pathologies sociales internationales ».

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