Sans doute l’histoire retiendra-t-elle le RIC (ou RIPRequiescat in pace, les gourmets
apprécieront l’ironie de la coïncidence) comme la pire ânerie ayant germé sur
les ronds points des Gilets jaunes.
C’était déjà, évidemment, une imbécilité quand
le Front national l’intégra à son programme, et ce fut une double chance que Marine
Le Pen soit battue et que cette bouffonerie -, le référendum d’initiative
législative -, ne soit jamais mise en œuvre : l’initiative citoyenne,
indispensable à l’exercice de la démocratie ne se serait jamais remise de la
mise en œuvre de la pantalonnade préconisée actuellement.
Que des analystes qui passent pour intelligents
dans leur immeuble, puissent s’en alarmer, qu’un Ruffin puisse s’en entretenir
sérieusement avec des habitants de Montpellier, qu’on en alimente des émissions
entières, démontre le degré d’irréflexion atteint par le débat politique
français.
C’est que le RIC législatif est impossible à
appliquer, sauf à fixer le nombre de signatures nécessaires à 4 ou 5 millions
pour aboutir à un nombre valide de référendums, limité à 10 ou 12 par an, pour
que l’Assemblée puisse discuter de chacun en approfondissant le sujet dans
l’opti que de l’information optimale de la citoyenne et du citoyen, qui
s’informera ou ne s’informera pas, c’est alors son problème
Il serait bien que quelqu’un s’emparât de mon
billet aller le répercuter dans les gazettes, les radios et les studios de
télévision.
Il est, par son impact potentiel, le plus
dévastateur qui ait été publié sur AgoraVox. Il permettra de mesurer l’audience
réelle du site et le niveau de considération dont il jouit.