@Gollum
« Pour la Peshitta si j’en crois Wiki elle sort du grec »
Il est difficile à admettre pour un exégète qui a toujours cru que les Evangiles ont d’abord été cris en grec qu’ils se sont largement trompés. Il y a de très nombreux indices qui permettent de penser que les trois Evangiles synoptiques ont été écrits en araméen. L’Etude de la Peshitta monte que l’original ne pouvait être qu’en araméen puisque le texte araméen a conservé toutes les caractéristiques de la récitation orale, ce qui aurait été impossible s’il s’était agit d’une traduction. Par ailleurs d’autres textes nous montrent que les Evangiles en araméens ont été écrits très tôt : 37 pour Matthieu, 42 pour Marc et avant 49 pour Luc. On pourra se référé à l’étude parue dans la revue Résurrection n°128 où à la présentation de la traduction française de l’Evangile de Matthieu en araméen par Mgrr Francis Alichoran.
« de peur qu’ils ne se convertissent, et que leurs péchés ne leur soient pardonnés »
Là encore l’interprétation demande un petit effort. Vous devez commencer par rapprocher ce versets des divers versets synoptiques qui se trouvent dans la Bible : Isaï 6,9, Ezechiel 12,2, Matthieu 13, 11 et 13, 14 et Actes 28,26.
Vous pouvez bien entendu lire les paraboles qui précèdent et qui suivent.
Les paraboles qui fonctionnent par analogie sont pourtant des textes facilement compréhensibles. Jésus même se fâche parce que une partie de ses disciples demandent une explication.
Alors, qui a peur ? Jésus ? c’est invraisemblable. Celui qui n’a pas eu peur de la mort ne peut avoir peur des questions. Alors qui, sinon l’auditeur qui a peur des conséquences de ce qu’il entend. Suivre le Christ demande un renoncement et beaucoup préfèrent leurs péchés plutôt que de demander pardon. Et pourtant tous peuvent voir leurs péchés pardonnés à condition de renoncer à ces péchés. Bien évidement, ces personnes refusent l’analogie de la parabole et ne peuvent donc la comprendre. Ce sont leurs péchés qui ne leur permettent pas de comprendre, mais ils peuvent toujours changer et revenir vers Jésus. Nous savons que si Dieu veut le salut de tous, tous ne seront pas sauvés parce que beaucoup refuseront l’amour de Dieu et les conséquences du salut. Ils préfèreront leurs péché.
« Bien évidemment ce sont des versets que l’on n’entend jamais à la messe du dimanche cela va de soi » faux et vrai à la fois. Ce texte est lu le samedi de la 24ème semaine ordinaire année A. Par conte, il y manque la deuxième partie du verset 12 et c’est regrettable. Il n’empêche que la lecture des Evangiles doit faire partie du quotidien d’un Chrétien qui ne doit pas ignorer ce verset car il y a aussi des Chrétiens qui ont cette peur.