Dans l’article, il est indiqué « La DEMOCRATIE le peuple décide des lois en partie par référendum », c’est une formulation qui exclut la notion de « représentants », or toutes les démocraties actuelles dans le monde sont représentatives, et le referendum a un caractère exceptionnel et n’existe pas partout (ce n’est pas pour la législation du quotidien).
Le problème actuel vient de la distorsion de « représentativité » liée au mode de scrutin. Tant qu’on était dans une sorte de bipartisme gauche - droite, le déséquilibre lié au mode de scrutin uninominal n’était pas considérable, et il y avait des alliances ou accords de désistement. Désormais, notre panel politique est morcelé, sans blocs ni alliances, et la majorité est « centriste », donc dans les « circonscriptions », le parti du président a une majorité relative au premier tour, et « attire » la droite modérée et la gauche modérée au second tour, donc structurellement la majorité a de fortes chances de rafler la mise.
Le « tout » proportionnelle nationale créerait un parlement balkanisé, avec le problème cité par certains intervenants de majorité impossible, instabilité permanente, surinfluence des « partis d’appoint ». Et l’appareil des partis prendrait trop de poids, mettant dans les listes des gens dont personne ne voudrait nominativement, et surtout sans attache territoriale.
Un scrutin « mixte » créerait deux types d’élus (circonscription et liste), ce qui n’est guère « lisible », pire encore les « bonifications » au parti vainqueur qui serait de la tambouille.
Reste le scrutin comme en 1986, liste départementale (ou plutôt par « petite » région du fait de la réduction du nombre de députés), ménageant l’attache territoriale, mais sans trop d’éparpillement du fait du nombre limité de sièges dans chaque circonscription.
L’introduction d’un Referendum d’Initiative Citoyenne est une demande forte, toutefois cela ne permet pas de mener un programme politique cohérent et le budget associé, et on ne peut pas être en votation permanente, c’est donc pour des thèmes particuliers.