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Commentaire de Hervé Hum

sur George Pell condamné : l'apocalypse continue


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Hervé Hum Hervé Hum 28 février 2019 09:11

@Alina Reyes

Si, vous reprenez la formule à votre compte pour argumenter votre article, par contre, vous avez raison sur le fait que vous explicitez la formule en écrivant " il s’agit de donner l’impression par le discours qu’on promeut le changement, alors qu’on fait tout pour que rien ne change, ou même pour que tout empire, en renforçant toutes les dictatures, internes et externes.« 

On peut d’ailleurs résumer en écrivant »que tout change en parole, pour que rien ne change par les actes.

Cela implique que je ne suis pas à coté de la plaque, mais bien au centre et votre explication le prouve ! En effet, si vous devez expliciter la phrase, c’est parce que, telle quelle, la phrase ne veut rien dire et ne prend sens qu’en distinguant parole et acte. Ce que je fais aussi en distinguant forme et fond.

Votre article s’attache à montrer que les paroles servent à cacher des actions contraires, perso, je m’attache à montrer que si la forme peut évoluer à l’infini, le fond lui, ne peut pas évoluer et reste donc immuable.

Le principe du capitalisme est de permettre et favoriser la prédation humaine, si la forme peut évoluer, le principe ne le peut pas sous peine d’être supprimé. Aussi, la technique consiste à changer la forme et les mots, pour conserver le fond, la prédation humaine, à commencer sur ses propres congénères.

Cela veut dire que, lorsque la parole ne suffit plus, les tenants du système touche la forme, mais, pour ceux qui veulent changer les règles du jeu et interdire la prédation humaine, toucher à la forme ne suffit pas, il faut IMPERATIVEMENT toucher au fond, fondements et là, c’est l’aphorisme de Bossuet qui s’applique alors à la majorité des gens, soit « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences » Par exemple, ceux qui croient pouvoir changer le système et lutter contre les effets de la mondialisation en prônant la fin de la mondialisation et le retour au souverainisme du XIXème siècle, loin de toucher au système et d’en diminuer voir supprimer les effets, les aggraves pour le « bas peuple ».

Le principe de la souveraineté n’existe que tourné vers soi, mais n’existe pas en réalité (uniquement en imaginaire) dès lors où il est tourné vers autrui. Face à ce dernier, parce que cela implique la concertation dans l’espace-temps commun, il n’y a pas de souveraineté qui tienne, mais l’établissement de règles communes, sauf si l’un domine l’autre et donc impose sa seule volonté ou qu’il n’y ait aucun échange entre eux..Mais, dans un monde où chacun affirme sa souveraineté vis à vis d’autrui, tout en voulant avoir des relations avec ses voisins, c’est l’état de guerre permanent, parce qu’il n’y a de souveraineté qu’en étant juge et partie, soit donc, en conservant l’arbitraire de ses choix et donc, de sa capacité à rompre les accords, les violer voir, les imposer aux autres, selon donc le rapport de domination du fort au faible et non sur des règles de justice, d’équité.

Quid du commerce, de l’écologie, de la pollution, etc, au niveau mondial..



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