« Si je ne l’ai pas fait, c’est vraiment parce que je suis un con. »
Ce n’est pas de l’ironie, c’est du pléonasme !
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@phan
Vous auriez pu dire : « ce n’est pas de l’ironie, c’est un aveu très sincère », ou bien encore, plus férocement : « il ne nous apprend rien, qu’on n’ait dès longtemps remarqué », mais ce n’est en aucun cas « du pléonasme ». Ce n’est pas l’incorrection d’un emploi de l’article partitif « du » pour une chose qui est aussi indivisible que la République qui me heurte le plus, mais le terme « pléonasme ». Il est ici tout à fait impropre, comme vous pourrez aisément le constater en consultant l’article que Wikipedia consacre à cette figure de style et dont je recopie le début en bas de page.
Vous auriez pu aussi utiliser le mot « truisme » (vérité trop manifeste, qu’il est surperflu de vouloir démontrer et qui ne vaut même pas la peine d’être énoncée). Là, j’aurais été tout à fait embarrassé et je n’aurais vraiment pas su quoi répondre, parce que si la démonstration de cette simple proposition : « je suis un con » est superflue, il n’y a plus, de toute évidence, que le silence qui s’impose.
Wikipedia :
"Le pléonasme est une figure de style
où l’expression d’une idée est soit renforcée soit précisée par l’ajout
d’un ou plusieurs mots qui ne sont pas nécessaires au sens grammatical
de la phrase, et qui sont synonymes.
C’est un mode d’expression aussi fréquent dans la langue
littéraire que dans le langage familier. Dans celui-ci, la figure est
parfois involontaire comme dans l’expression « monter en haut » et cette
faute devient une périssologie.
Le contraire du pléonasme est l’oxymore."