@Luc-Laurent Salvador
Bon je vais essayer de ne pas vous mettre dans une boîte. Je ne vous promets pas de réussir par contre. 
1 — Vous me sortez Biglino, mais je me fous quelque peu de Biglino c’est un auteur marginal, et la Création telle que racontée dans la Bible est bien ex nihilo. En tous les cas considérée comme telle par les biblistes (juifs, muslims, chrétiens)
2 — D’accord. Mais d’un point de vue collectif c’est fondamental.
3 — Non l’ignorance n’est pas une faute. C’est une imperfection. C’est là toute la différence entre un vocabulaire moralisateur et le mien. Votre exemple du violeur est quelque peu surréaliste car s’il ignorait que c’était interdit en Europe, il savait pertinemment que la violée refuse, dans tous les cas, d’être violée. Et donc qu’il est en faute au moins par rapport à cette dernière. Et éventuellement son époux si la femme était mariée ce dont il s’est bien gardé de se renseigner. Donc votre exemple est vraiment foireux pardonnez moi. Rien à voir avec mon exemple.
4 — Nous pouvons remplacer faute par erreur et poursuivre notre chemin.
Ben voyons.
Vous balancez cela comme si c’était quelque chose de mineur. Or cela ne l’est pas. C’est même fondamental. C’est toute la distance qu’il y a entre un vocabulaire moralisateur et culpabilisateur et un vocabulaire qui se contente de constater nos imperfections, d’en tirer les conclusions, et d’avancer.
5— Désolé mais ce que vous écrivez me semble une évidence. Quand on fait une offense à l’autre on aplanie les angles afin de promouvoir le vivre ensemble. Mais cela existe partout. Pas besoin de christianisme du reste pour l’appliquer. C’est universel. Sinon ce serait la guerre. Le problème c’est que le christianisme de masse, et historique, s’est construit sur la notion de péché par rapport à Dieu. Et pas par rapport au prochain. Ou du moins ce dernier point est secondaire.
6— Dieu est amour parce que... il n’y a que ça en ce bas monde
Non, il y a beaucoup d’autres choses. Et heureusement. Et des choses au moins aussi fondamentales. Comme comprendre en profondeur. Qui me semble, à moi, encore supérieur. D’ailleurs le véritable amour ne peut se faire sans compréhension profonde. Sinon c’est du sentimentalisme. Il y a aussi le besoin de dépassement, de victoire, etc... Réduire les capacités d’existence à l’amour c’est une mutilation du réel. Mais le christianisme a su faire vibrer la corde sensible pour midinettes (je ne parle pas pour vous) afin de racoler un maximum car il n’y a que ça qui intéresse les gens (d’où les chansons d’amour). Cela vient du souvenir de fusion avec la mère. Où le mal n’existait pas encore.. C’est une très grave erreur. Et tout le sentimentalisme moderne provient de cet « amour »... Bref, pour moi il s’agit d’un en-deça présenté comme un au-delà..