@merthin. Rien n’était si beau si leste, si bien ordonné que les armées
d’écologistes chargées d’éradiquer tout forme de vie humaine au profit
de la vie banquière !
Eradiquer le dioxyde de carbone et le dihydrure d’oxygène ne demandait
qu’un peu de courage politique. Après la glaciation de Würms, ce fut la
Zlist.
Grâce aux usines d’enfouissement du dioxyde de carbone vantées à
l’Académie des Sciences par Claude Allègre, quand la teneur en dioxyde
de carbone atmosphérique tomba à 100 ppm, seuls le sorgho, le maïs et
la canne à sucre auraient encore pu subsister, mais à condition de
températures qui n’existaient plus ; ces dernières plantes gelèrent
comme les autres. Sur les terres non encore englacées, l’érosion
éolienne des moraines enrichit quelque temps les steppes en élément
minéraux encore riches en cations et en silice, mais cela ne dura pas
longtemps. Car tout le temps que dura l’annulation du champ magnétique
terrestre, la couverture nuageuse empêcha les derniers écologistes
survivants dans de profondes cavernes de voir le Soleil une dernière
fois. Sans la couverture des cavernes, ils n’auraient du reste pas
survécu longtemps au bombardement de rayons cosmiques. Peu à peu la
totalité des océans se recouvrit de banquise, comme aux temps
Cryogéniens.
Il n’y avait plus qu’à attendre la prochaine explosion du Yellowstone,
qui serait d’autant plus violente que longtemps comprimée par
l’inlandsis.
Eraduquons ! Eraduquons ! Eraduquons ! Eraduquons !