L’arabe comme le Français sont des langues d’envahisseurs mais aussi des langues parlées dans de nombreux pays. J’imagine qu’en d’autres temps le latin et le grec ont été largement parlées. Le choix entre l’arabe et le Français est un positionnement sur la communauté internationale. Le Maroc a le droit de préférer une zone plutôt que l’autre et ce choix le regarde mais les conséquences ne sont pas neutres.
Regarder la langue arabe pour ses apports à la communauté scientifique est un leurre. Il n’y a jamais eu de période où la science a pu se développer dans le monde arabe. Après la destruction de deux des plus grandes bibliothèques de l’antiquité tardive par Omar (Pour Alexandrie, il n’a fait que finir le travail), le monde arabe s’est effectivement mis à traduire en arabe les manuscrits restants mais il n’a guère été possible de dépasser le niveau de la Grèce antique après tant de destructions. Iil ne faut pas oublier que ce travail a été fait en grande partie par des Chrétiens qui étaient encore majoritaires en Syrie, en Egypte et en Palestine jusqu’au 10ème siècle environ. Malheureusement, la mise en place progressive du statut de dhimmi les a fait disparaître. La cupidité des califes ne connaissait pas de limites. Abuhamid Al-ghazali, père de l’obscurantisme arabe, a mis un terme définitif à tous développement scientifique en langue arabe. Dans « revivification des sciences de la religion », il dissuade son lecteur de s’intéresser à toute connaissance extérieure à l’islam en raisons des bid’ah (à la fois innovation et faute morale) qui s’y trouvent. Le progrès ne peut être qu’une adhésion de plus en plus stricte à la norme formée par Muḥammad.
Il est possible de faire remonter l’obscurantisme à l’époque de Muḥammad. Il Il existe un Hadîth : « Faites attention aux choses nouvelles, car toute nouveauté est une innovation, et toute innovation est un égarement, et tout égarement mène à l’Enfer » d’après les propos de Jabir Ibn Abdillah un compagnon du prophète. Difficile de savoir si ce Hadith est authentique, mais il est un fait que les Arabes musulmans ne se sont jamais intéressé à la science. D’ailleurs le Coran fait plutôt reposer l’économie sur le pillage, l’esclavage (Sourate 8, « Le Butin ») où sur l’exploitation financière des dhimmis (sourate 9, « At-Tawba »).