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Commentaire de JC_Lavau

sur Une conférence de Jean Bricmont annulée par une université française à la suite de pressions d'associations


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JC_Lavau JC_Lavau 5 juin 2019 09:51

@JC_Lavau. Je dois au public de poursuivre la vulgarisation.
Pas de billes dures, mais des « billes » floues. Chaque densité électronique, pour chaque électron, s’atténue au loin comme une exponentielle de la distance au noyau, d’exposant négatif.
Dans une molécule ou un solide, ces flous électroniques s’interpénètrent ; on distingue plusieurs types principaux de liaisons chimiques. Par exemple dans la molécule de butane, ou dans le solide diamant, ces liaisons sont des liaisons covalentes : deux électrons venant de chaque atome se trouvent bien ensemble car ils sont de spins et donc de moments magnétiques opposés.
Quand j’avais sept ans au Caire, il existait un petit jouet magnétique : selon qu’on avait frappé le sarcophage côté tête ou côté pieds, la momie restait dans le sarcophage ou s’en éjectait. Restait : les deux petits aimants rectilignes étaient opposés et s’attiraient. C’est le modèle de la liaison covalente. S’éjectait : deux extrémités d’aimant, disons au hasard deux pôles « Sud », étaient en face l’un de l’autre et se repoussaient.

Dans les métaux, la liaison est métallique, et c’est bien différent : un gaz d’électrons de conduction est mis en commun, et lie tous les ions métalliques ensemble. Au contraire de la liaison covalente, la liaison métallique est très peu orientée. Ce qui permet à de nombreux métaux leur plasticité.
Et tous les intergrades existent ; dans la colonne IV comme le carbone, en dessous le silicium a une liaison mixte ; en dessous le germanium est encore plus métallique et conducteur. Enfin sous l’étain, le plomb est entièrement métallique, un métal atypique à bien des égards.

Dans un silicate comme un feldspath, les liaisons sont mixtes covalentes-électrostatiques entre les oxygènes et les cation Al et Si, et essentiellement électrostatiques avec les cations Ca ou Na (anorthites) ou K (orthose).

Dans le benzène, toutes les liaisons ne sont pas covalentes. Trois électrons sont partagés entre les six carbones du cycle plan, dans leur plan, c’est la liaison phène.
Il en résulte que le benzène et le toluène, d’une manière générale les aromatiques, ont des indices de réfraction anormalement élevés : excellent couplage avec les photons qui passent.

Au fait, la lumière est BEAUCOUP plus grosse que les mailles cristallines, ou les quasi-mailles des verres. Elle ne voit pas de nombreux détails cristallins, qui pourtant intéressent beaucoup les métallurgistes et les électriciens. Pour la lumière, tout cristal de symétrie cubique est isotrope. Et pourtant ! S’exclame le métallurgiste. La lumière ne parvient à discerner dans les cristaux biréfringents que la seule propriété d’être « uniaxe » comme le spath d’Islande ou « biaxe ».


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