Cette analyse ressemble pour la sphère politique à ce qu’est
le « principe de Peter » (appelé parfois « syndrome de la promotion
Focus » dans la sphère de l’entreprise (mais le monde n’est-il pas de plus en
plus géré comme une entreprise ?). Le principe de Peter est fondé sur une
évaluation d’un niveau de compétence et explique les évolutions de carrière
dans les hiérarchies par des principes de base simples, puis étudie les
corollaires qu’impliquent ces postulats.
un employé compétent à un poste donné est promu à un niveau
hiérarchique supérieur
un employé incompétent à un poste donné n’est pas promu à un
niveau supérieur, ni rétrogradé à son ancien poste
un employé ne restera dans aucun des postes où il est
compétent puisqu’il sera promu à des niveaux hiérarchiques supérieurs
par suite des promotions, l’employé finira (probablement)
par atteindre un poste auquel il sera incompétent
par son incompétence à ce poste, l’employé ne recevra plus
de promotion, il restera donc indéfiniment à un poste pour lequel il est
incompétent.
à long terme, tous les postes finissent par être occupés par
des employés incompétents pour leur fonction
la majorité du travail est effectuée par des salariés
n’ayant pas encore atteint leur « seuil d’incompétence ».
Si on part du principe que plus un poste est élevé dans la
hiérarchie, plus il demande des compétences et plus son impact est grand sur le
fonctionnement de l’organisation. Il en découle que l’impact de l’incompétence
de l’employé aura été maximisé par le niveau hiérarchique du poste auquel il
aura été promu.