"De façon générale donc, Duns Scot et Thomas d’Aquin en sont venus à
incarner deux pôles de pensée qui définissent deux ensembles d’affinités
et d’habitus opposés. C’est cette opposition fondamentale qui structure
l’histoire des débats philosophiques et théologiques entre dominicains
et franciscains et leurs alliés respectifs. Dernier exemple de la
récurrence de cette opposition au fil des siècles, voici comment
Benoît XVI, dans sa conférence de Ratisbonne prononcée en 2006, reprend
la distinction (et l’opposition) entre théologie de la volonté
(scotisme) et théologie de l’intelligence (thomisme) et résume à sa
façon les deux grands courants qui traversent la philosophie et la
théologie chrétiennes :«
https://www.erudit.org/fr/revues/haf/2009-v62-n3-4-haf3529/038519ar/
»Le 10 juin
dernier, devant une foule de fidèles, le Pape a procédé à une
réhabilitation éclatante du penseur irlandais Jean Scot Érigène,
annulant ainsi la sévère sentence prononcée au XIIe siècle par son
lointain prédécesseur Honorius III.
L’œuvre
théologique de Jean Scot (810-870), qui eut son heure de gloire, fut
durement censurée par les autorités ecclésiastiques et disparut des
bibliothèques. Pourtant, a fait observer le Pape actuel, « sa théologie
est tout entière tendue vers un au-delà d’elle-même où l’effort
conceptuel trouve sa récompense et ses limites : la contemplation et
l’adoration silencieuse de Dieu ».
https://www.france-catholique.fr/Scot-Erigene-rehabilite.html