Mise à jour de l’article au 30 septembre 2019
À la suite d’une
suggestion de Et hop ! en commentaire de cet article, j’ai écrit, le 24
septembre dernier, à l’Unité départementale de l’architecture et du patrimoine (UDAP)
du Lot, dirigée par l’architecte des Bâtiments de France Pierre Sicard, afin de
lui demander si son service a été amené à se prononcer sur cette opération et
quelle est son analyse des modifications réalisées.
M. Sicard m’a fait
parvenir une réponse dès le lendemain, que je vous livre intégralement
ci-dessous :
Monsieur,
En réponse à votre
message, une déclaration préalable a bien été déposée pour ces travaux, qui
prévoyait une porte d’entrée pleine avec imposte vitrée, proposition acceptée
au regard du mauvais état et de la faible qualité de l’ancienne porte cochère.
Les travaux ne sont pas conformes à la déclaration (porte vitrée d’un caractère
plus proche d’une porte sur jardin) et apparemment pas terminés (il manque
l’enduit) ; j’alerte les services de la ville de Cahors pour les faire
régulariser, la police des travaux étant de la compétence du maire.
Cordialement
Pierre SICARD
Architecte des Bâtiments
de France
J’apprécie beaucoup que
M. Sicard ait donné aussi rapidement une réponse à mes questions, et qu’il ait
engagé une procédure en constatant un écart entre les engagements du maître
d’ouvrage et les travaux réalisés.
Mais les informations
communiquées ne sont pas de nature à atténuer la critique portée par mon
article :
- d’une part, en ce qui
concerne le « mauvais état » de la porte, je rappelle que c’est,
malheureusement, une situation courante avec les bâtiments anciens, et que le maître
d’ouvrage a bénéficié ici d’une subvention spécialement destinée à la préservation
de la façade. Cette subvention aurait donc pu être utilisée pour la rénovation
ou le remplacement à l’identique de cette porte ;
- d’autre part, en ce
qui concerne la « faible qualité » de la porte, j’estime que l’intérêt patrimonial
d’un élément architectural doit s’apprécier de façon relative (et non dans l’absolu, car tous les ouvrages ne peuvent
prétendre au statut de château, palais ou autres cathédrales). Pour ce
bâtiment, et dans ce contexte (avec le voisinage de monuments historiques),
cette porte cochère devait être préservée, car elle constituait un élément essentiel
de son identité.
Je vais donc continuer à
explorer ce sujet, en m’enquérant du coût de rénovation ou de remplacement d’une
telle porte (comme l’a suggéré également Et hop !), et en recueillant d’autres
avis autorisés sur la valeur patrimoniale que pouvait représenter cette porte
(en fait, les deux portes cochères de ce bâtiment).