Vouloir faire des pétitions pour exiger la fin de l’attaque turque sur les Kurdes, opération que je
conçois parfaitement, est louable, mais ce type d’opération est voué à l’échec.
Erdogan, comme tout dirigeants a tendance autocrate, n’a que
faire de ce genre d’intimidation .
Il tient l’Europe par le « bon bout du bâton ».Sa
menace concernant « l’ouverture des vannes » de réfugiés est efficace. Il sait très
bien que l’Europe, seule entité toujours
prompte à sermonner le monde,ne possède
pas de réelle puissance militaire unifiée.
L’ONU, organisme par lequel théoriquement toute action armée,
ne peut être déclenchée sans entraîner les reproches de la « bienpensance »
mondiale, a déjà prouvé maintes fois son inefficacité.
L’Europe n’a aucune autorité politique. Au niveau économique,
elle est « coincée » entre les US, la Chine, l’URSS et la puissance arabes. Économiquement, en supposant
qu’elle décide des représailles contre la
Turquie, celles-ci ne pourraient guère avoir d’effets avant, au bas mot, 6 mois.
Temps pendant lequel une action militaire peut aboutir sans problème.
Les US n’ont plus de politique cohérente, le malade qui les
dirige, se fiche de ce qui se passe au moyen orient. AMERICA FIRST.
Encore une fois, le manque de réalisme géostratégique des dirigeants
européens, à la manœuvre depuis 15 ans, ne peut qu’aboutir à ce genre de crise.
On ne peut que constater que la Russie de Poutine qui s’engage
militairement sur le théâtre Irako syrien en tirera tous les bénéfices.