@Fergus
Je note, aux nombres d’étoiles dont votre commentaire est gratifié, que beaucoup seraient prêts à reverser au pot de l’antisémitisme.
Encore merci pour votre nouvelle " C’est un Juif, monsieur le Commissaire.
"
Juste une remarque sur un passage « entre deux lampées de Viandox peu après l’exécution de Guy Môquet »
Ce rapprochement m’a un peu surpris...
L’important est que cette femme dénonce pour son confort, sans savoir des conséquences tragiques de son geste. Ce qu’elle fait est d’une cruauté immonde dont elle n’a pas conscience. Enfin, je ne pense pas qu’elle imaginait la suite fatalement mortelle de sa lettre. Son calcul pervers était à courte vue. Enfin, je préfère l’imaginer comme tel.
Reste que cette nouvelle, nous montre avec quelle facilité on pouvait faire arrêter un juif ou autre personne sur simple dénonciation, même anonyme.
On sais bien qu’en temps de guerre, le plus gentil « père de famille », peut devenir un être dépourvu de toute empathie et se changer en une bête cruelle. Tout est fait pour transformer une personne paisible et bonne, en animal, attisé par le manipulation haineuse.
Mais les chez les dénonciateurs, il y a une perversité particulière, un plaisir de faire du mal gratuitement, et quelque soient les conséquences.
Les périodes de guerre augmentent de façon exponentielle ces penchants pervers, les esprits étant comme libérés et poussés vers des tendances au mal ambiant.
Cette nouvelle est terrible, comme a du être terrible la lecture de la lettre par le patron du bar. Le pauvre Élie ne reviendra plus, emporté par le typhus, le choléra, ou la faim !
Pourtant, il y a quelques années, mon père, juif, me disait : on s’en est prit à Pétain, alors qu’il s’est retrouvé, vieux, à un poste qui le dépassait. Sachant sa gloire passée, sa compréhension de la douleur et de la détresse des soldats de Verdun, sachant combien de Français ont appris l’armistice avec soulagement, Pétain a eu à gouverner avec des personnes peu recommandables, et je peux vous jurer que mon père n’était pas pétainiste au sens où on l’entend, encore moins collabo. Par contre de Gaulle s’est enfui, et au final, (je saute quelques années...) il a ordonné à Katz de rester avec ses 18000 hommes l’arme au pied, pendant que près de 3000 français d’Oran se faisaient massacrer dans les rues, après le massacre de la rue d’Isly à Alger perpétré par l’armée française sur des français, 200 morts ! Et au final, fin juin 1962, c’est Franco, le dictateur qui est venu chercher sur les quais d’Oran 2200 pieds noirs laissés à la merci du FLN déchainé, que de Gaulle s’est refusé de sauver. Franco s’est permis de menacer de tirer sur l’armée française en cas d’obstruction. Comme quoi tout n’est pas blanc ou noir. Et je lis toujours avec beaucoup d’émotion les textes et les poèmes de Federico Garcia LLorca, victime d’un officier soudard de Franco.