@moderatus
"En définitive, la différence entre Mérivac et moi, c’est qu’il pense que
tout est fine, tout est écrit, qu’il n’y a pas de solution."
Je me permet de donner quelques précisions :
Je crois qu’il y a effectivement des solutions, mais elles supposent des contraintes et des sacrifices que seule une minorité de gens accepterons.
Un exemple :
Vous évoquez par exemple la reconquête des territoires, mais cela implique l’utilisation de la force publique et probablement des blessés, voire des morts. Quand la moindre course poursuite qui se termine par un accident déclenche des émeutes le lendemain, que ce soit à Nantes ou Grenoble, il est évident qu’à la moindre velléité de fermeté tous ces quartiers de non-droit se soulèveraient et que ce serait pratiquement une guerre civile, Coullomb en était conscient.
Ce qui signifie :
- Un gouvernement extrêmement autoritaire qui n’existe pas, appuyé par une justice non laxiste qui n’existe pas davantage, et par une opinion publique majoritaire (là on rêve).
- Fermer les frontières, donc avoir les coudées franches vis-à-vis des instances européennes, c’est-à-dire récupérer entièrement notre souveraineté.
- Renoncer à la corruption due aux chantage des états pétroliers, donc renoncer à certains avantages sur l’approvisionnement en énergie fossile.
- Renoncer aux facilités de crédit octroyées par la banque européenne, et donc se serrer la ceinture pour retrouver une compétitivité que nous avons perdu.
Si vous pensez qu’une majorité de gens sont d’accord sur un tel programme, vous êtes plus qu’optimiste.