Il y a énormément de réformes à faire en dehors du service public « à la française » et elles sont largement prioritaires. Regardez seulement le service de santé et d’éducation aux USA et comparez le au nôtre. Regardez la dette abyssale US, alors qu’ils ne sont nullement mieux lotis que nous en matière d’agents du service public.
Qui parle par exemple de réformer la finance et même de retourner aux représentants du peuple (et non d’intérêts privés) le privilège de la création monétaire, le tout sans usure ?
Qui parle de cesser de libre échangisme de l’argent gagné ici et se transformant en chasseur de primes aux quatre coins de la planète ?
Qui parle de cesser de mettre le salarié français en compétition directe avec un salarié chinois , payé au tiers du revenu moyen français ?
Personne, bien sûr.
Tout cela n’aurait aucun impact positif sur nos finances ? Même la commission européenne a dû déploré que depuis le début des années 1980, une marge croissante des gains de productivité soit allé vers les actionnaires (les chasseurs de prime), plutôt qu’aux producteurs de richesse. Les estimations du vol de salaire annuel dans notre pays se chiffrent en dizaines de milliards d’euros.
Je comprend que le statut de gens qui accomplissent des missions pérennes à prix coûtant sans chercher à enrichir les plus riches d’entre nous, vous émeuvent. Respirez, ça va passer.
Lisez l’histoire de la privatisation des chemins de fer britannique, l’histoire de la « libéralisation » du marché de l’énergie en Californie et l’histoire « Enron ».
Si vous avez des comptes à régler avec la fonction publique à la française, commencez par balayer devant la porte du privé, vous n’en serez que plus crédible.