La législation de libéralisation des moeurs agit par cliquets. A la phase n, on jure ses grand dieux que l’on n’ira pas plus loin, à la phase n+1 on légalise ce qui était « définitivement » rejeté cinq ou dix ans plus tôt.
Donc concernant la question en fin d’article sur la légalisation de la GPA : c’est inéluctable, les arguments-prétextes sont déjà connus :
-puisque ceux qui en ont les moyens peuvent y recourir à l’étranger, l’égalité sociale conduit à l’autoriser en France (et la sécu remboursera)
-puisque les couples de femmes peuvent avoir un enfant descendant génétique de l’une d’elle, le principe d’égalité des sexes entraine d’en reconnaitre le droit aux couples d’hommes.
-les mères porteuses procèdent par pur altruisme et non pour raisons financières (donc pas de marchandisation)
Pour l’instant aucun parti ne l’a au programme, cela pourra mieux « passer » si c’est proposé par une femme (un homme serait suspect d’instrumentalisation du corps des femmes). Paradoxalement cela pourrait provenir des « verts » , souvent plus libertaires que proches de la nature.
Le scénario en deux étapes : d’abord GPA pour les couples dont la femme ne peut porter d’enfant, puis généralisation, n’est plus guère concevable, puisque la PMA aura donné la jurisprudence de la généralisation non thérapeutique.
A propos de thérapeutique versus pour convenance personnelle, concernant la PMA en cours de généralisation législative, par principe seul le premier cas devrait être pris en charge par la sécu et les mutuelles.