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Commentaire de Jason

sur Réforme des retraites : et s'il n'y avait plus de retraites, tout simplement ?


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Jason Jason 14 décembre 2019 15:27

@Jean-Pascal SCHAEFER

Bonjour,

Bien sûr que j’ai lu votre article
.
  1. Vous vous méfiez des compléments retraite par capitalisation (les fonds de pension si honnis) en vous basant sur des on-dit qui confondent les investisseurs institutionnels (les ZIZINS) qui ont des politiques de prédation, et les fonds retraites très réglementés. Il en existe déjà deux en France, l’AGIRC et l’ARRCO, mais je n’en ai pas vérifié le fonctionnement en détail. Il y a des fonds complémentaire-retraite qui fonctionnent très bien (voir TIAA-CREF aux USA créée en 1924) destinés à certaines professions et abondés en partie par les employeurs.

2.Les retraites par point, chose nouvelle. Mais il n’existe aucun simulateur proposé par le gouvernement. Beaucoup de paramètres sont inconnus dans cet aspect « paramétrique » si souvent annoncé. A commencer par la valeur du point qui reste variable et fixé par on ne sait qui, et sur quels critères ? Suit la situation des carrières en pointillés (le pire des cas), conditionnées par le chômage, les qualifications/activités multiples (on parle de 3 ou 4 professions dans une vie active). A laquelle s’ajoute les licenciements à partir de 50 ans. Comment fixer dans une loi ce qui va se passer dans 30 ans ?

3. Vous parlez d’une incitation à garder/embaucher les plus de 50 ans. Très bien, mais quand on voit ce qui s’est passé avec la baisse des la TVA dans l’hôtellerie, et qui a été un échec, suivi du CICE, crédit d’impôt compétitivité et emploi qu’il a fallu remanier pour 2019, la plus grande prudence s’impose.

4. Vous voulez supprimer les régimes spéciaux qui tiennent compte de la pénibilité, et dans lesquels sont souvent inclus des personnels qui en profitent par effet d’aubaine, car n’étant pas spécialement exposés. Ces régimes restent à définir soigneusement au cas par cas en faisant intervenir la médecine du travail.

5.Les très hauts revenus ne me gênent pas s’ils sont motivés par des connaissances rares, une expérience réelle et ne font pas l’objet de postes de prestige ou de favoritisme, comme chez certains fonctionnaires de Bercy.

6.Indexer le budget total des retraites sur lePIB (les fameux 14 %), est une sottise. Car, comme le disait Keynes, si j’épouse ma femme de ménage, je fais baisser le PIB. Fixer ça dans une loi, c’est parier sur un certain PIB. Absurde et digne du PMU.

Voilà ce que je voulais vous dire, même si c’est un peu long. J’ai préféré spontanément répondre à la vision utopique portée par votre titre.


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