@Yaurrick
Autre point de vue intéressant. Celui du creusement démentiel des inégalités, dans une France de plus en plus riche.
Je sais pas si c’est déplaisant à constater
C’est drôle on voit toujours ce qui nous arrange.
La place de la France en termes de niveau d’imposition varie en fait largement selon le type de prélèvement concerné. Si l’on regarde l’impôt sur le revenu des personnes physiques, donc hors impôts sur les bénéfices des entreprises, la France arrive – avec des recettes fiscales équivalentes à 8,56 % du PIB – derrière le Royaume-Uni (9,1 %), l’Allemagne, l’Italie et la Norvège (qui sont à plus de 10 % sur ce type d’impôts), la Belgique et la Finlande (à plus de 12 %), la Suède (13 %), et très loin du Danemark (plus de 24,5 %) [3].
Concernant l’imposition sur le travail, l’OCDE mesure le rapport entre le montant des impôts payés par un travailleur salarié dit « moyen » (célibataire, dont la rémunération équivaut à 100 % du salaire moyen) et sans enfant et les coûts totaux de main-d’œuvre qu’il représente pour son employeur [4]. Là encore, la France (à 47,6 %) arrive derrière la Belgique (plus de 53%), l’Allemagne (49,6 %) et l’Italie (47,7%) [5].
L’impôt sur les sociétés sous la moyenne de l’OCDE
Même chose en ce qui concerne les recettes tirées de l’impôt sur les sociétés, donc sur les bénéfices des entreprises, qui équivalent à 2,35 % du PIB en France. L’hexagone se situe ainsi sous la moyenne de l’OCDE (2,93 %), loin derrière la Belgique et la Norvège (plus de 4 %), derrière le Danemark (plus de 3 %), le Portugal, les Pays-Bas, la Slovaquie ou même le Royaume-Uni… [6]. Autant de pays où les taux d’imposition sur les sociétés varient : de 33,9 % en moyenne en Belgique, 22 % au Danemark, 23 % en Norvège, 21 % au Portugal, aux Pays-Bas et en Slovaquie…
En France, le gouvernement a décidé l’an dernier d’une baisse progressive de cet impôt de 33,3 % (en 2016) à 25 % (en 2022). Les entreprises – en particulier les plus grandes – y bénéficient en outre d’exonérations considérables, telles le Crédit impôt recherche (CIR, plus de 6 milliards donnés aux entreprises en 2017), ou le CICE (21 milliards en 2018).
30 ans de baisse d’impôts pour les plus riches
Le Medef continue pourtant de prétendre que les entreprises paient trop d’impôts. En fait, les baisses d’impôts pour les entreprises et les plus riches se succèdent en France depuis plus de dix ans. En 2006, une réforme fiscale réduit la taxe professionnelle et crée un « bouclier fiscal » qui plafonne l’imposition globale d’un contribuable à 60 % de ses revenus. En 2007, Nicolas Sarkozy a fait adopter une loi qui réduit l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la taxation des successions, c’est-à-dire des héritages. Depuis, l’ISF a été supprimé par Emmanuel Macron.
Source ;Basta
19/12 18:54 - Jean-Pascal SCHAEFER
@Laulau Je vous rejoins sur ce point. J’y ai répondu plus haut.
19/12 18:52 - Jean-Pascal SCHAEFER
@Laulau La question est que la population vieillit plus vite que le PIB ne croît. Voir ici les (...)
18/12 15:02 - foufouille
@Traroth c’est hors de prix même dans beaucoup de capitales africaines, en Inde, au (...)
18/12 14:31 - Traroth
@Buzzcocks Les prix de l’immobilier n’augmentent pas indépendamment de (...)
16/12 20:10 - keiser
@keiser Pardon monsieur l’auteur mais j’avais oublié : 50 000 € par mois (...)
16/12 19:04 - keiser
A l’auteur : « Les régimes spéciaux, au boulot comme les autres ! » Ton ministre (...)
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