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Commentaire de Hervé Hum

sur Après le droit de vote et le droit de grève … : le droit de pleurer ?


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Hervé Hum Hervé Hum 16 décembre 2019 13:26

@HELIOS

La propriété ne rend pas responsable, mais cupide, ce qui n’est pas du tout la même chose.

Ce qui a tué le collectivisme auquel vous pensez,c’est à dire, celui de l’URSS, c’est précisément la propriété. Non pas le fait de son absence, mais le fait quelle était entre les mains de gens qui étaient conditionnées à ne pas avoir la cupidité comme dogme, mais la bureaucratie, c’est à dire, suivre les directives de sa hiérarchie. Bref, l’irresponsabilité, tout comme la propriété, mais dans le sens inverse. Ici, pas de collectivisme dans le sens de la responsabilité, c’est à dire, où chacun est comptable de ses actes envers autrui et qui interdit toute forme de pyramide hiérarchique fondé sur la personne, mais uniquement sur la fonction.

Tous les cas où la responsabilité de chacun a été le centre de la collectivité fut une réussite exemplaire. Jusqu’au moment où la cupidité des uns et le parasitisme d’autres sapent la collectivité.

Les actionnaires, propriétaires de multinationales, qui peuvent êtres propriétaires de territoires entiers pour l’exploitation de ressources, polluent ces territoires et tout ce qui est autour au nom de la seule cupidité et partent après avoir tout pris de ce qui les intéressaient sans se poser de questions quand aux conséquences sur les populations vivant autour. Les exemples, tant passé que présent se comptent par centaines. Jusqu’à présent, il est vrai que la notion de responsabilité n’avait pas lieu d’être, sinon de manière accessoire.

Votre voisin, qui n’a rien à foutre de vous, selon ce que vous écrivez, peut donc polluer sa propriété autant qu’il le veut, puisque pour vous, il en est seul responsable. Car voyez vous, si les gens prennent soin de leur maison, ce n’est pas par souci d’être responsable, mais soit pour avoir un lieu agréable et soigné, soit par cupidité en vu de sa revente éventuelle. En dehors de cela, si la personne n’en à rien à foutre, il pourra faire de sa propriété une décharge et selon votre postulat, vous n’avez aucun droit de le lui interdire. Et d’ailleurs, il fut une époque pas si lointaine et toujours utilisé sous d’autres cieux, de se rendre propriétaire d’un terrain pour y ensevelir les pires saloperie pour en tirer profit.

Bref, soit vous placez la propriété en dessous de la responsabilité, individuelle et collective, soit vous la placez au dessus. Mais sachez que si vous mettez les frontières au dessus, vous placez de facto la propriété au dessus de la responsabilité et de fait, c’est alors la guerre de tous contre tous où la responsabilité qu’exige notre époque ne peut en aucun cas advenir, parce que la condition absolue est d’inverser la relation entre propriété et responsabilité. L’actualité autour du climat et de la pollution humaine en est la preuve la plus flagrante.

Sinon,il l est totalement faux de dire qu’une nation sans frontière n’existe plus, la preuve en sont les régions à l’intérieur d’une nation comme la France. La langue, la culture et l’histoire ne sont perdues que s’il y a volonté politique et sociale, et à cette seule condition. En France, pour imposer l’idéal national, le pouvoir central à fortement combattu les particularismes régionaux, avant de les défendre à nouveau aujourd’hui. Mais ce n’est pas du tout la perte des frontières des régions en tant qu’entité autonome politique qui en est la cause. Les régions prouvent donc de manière absolue la fausseté de votre affirmation.Et ce schéma peut être reproduit au niveau mondial, la défense et préservation des cultures, dépend uniquement de la volonté de les conserver où la défense de la propriété est ce qui menace le plus la culture, contrairement à ce que vous pensez. Mais la condition est de placer la responsabilité, qui n’a de sens que vis à vis d’autrui et non vis à vis de soi même où règne la souveraineté, au dessus des frontières, des nations en tant que vivant sur la même planète, face à laquelle se pose la question du climat social et de la pollution humaine. En dessous, la question de responsabilité n’a pas de sens dans les relations entre nations. Le hic, c’est que la responsabilité, renvoi à l’individu avant même la nation...

Mais pour comprendre cela, il vous faut obligatoirement sortir de votre conditionnement actuel. Ce qui n’est pas gagné !!!


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