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Commentaire de HELIOS

sur Après le droit de vote et le droit de grève … : le droit de pleurer ?


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HELIOS HELIOS 18 décembre 2019 15:39

@Hervé Hum

... pas exactement d’accord....

Votre propos est juste mais oublie simplement que nous vivons en société, et que, propriété ou non, responsabilité ou non, ne peuvent s’envisager que s’ils existent des règles  au dessus de ces concepts de propriété et autres qui sont la pour réguler les tendances, les comportements.

Et c’est bien pour cela qu’on a mis en place, pour réguler cette vie en société :
... ceux qui établissent les règles et les appliquent (l’administration au sens large)
... ceux qui les contrôlent et agissent (la police au sens large aussi dont les divers contrôleurs, inspecteurs...) par la force si nécessaire pour les rendre effectives
... ceux qui sont là pour décider de défendre la société dans son ensemble et sa réalité (la justice et donc les systèmes punitifs)...

Tout cela est parfaitement contextuel à l’existence d’un groupe sur lequel toute cette architecture repose.
A moins que demain il n’existe plus qu’un seul groupe d’humain parfaitement identique sur toute la planète -et encore on peut se demander s’il ne peut y avoir des « hors sol »- nous voyons bien que la fragmentation sociologique de l« homme-animal-social » a un impératif besoin de frontières pour appliquer son système social... exactement comme les termites ont besoin de structures différentes de celles des fourmis qui toutes les deux sont des insectes sociaux, mais appliquent des règles différentes !

Alors, maintenant que c’est dit, examinons la société et ses règles.... sans revenir a l’homme cueilleur, depuis qu’il s’est sédentarisé et a décidé que le modèle social (collectif) était plus performant que le modèle prédateur (individuel)... les groupes humain ont utilisé diverses méthodes pour les « règles sociales », qui ont commencé par les relations directes avec l’environnement (coutumes par exemple) puis ont théorisé ces interactions par des mécanismes religieux et enfin de nos jours par des constitutions sur des modèles plus ou moins interactifs (dictatures, royautés, démocraties)

... et dans tout cela... l’homme étant « intelligent » il a très vite compris qu’au delà de l’intérêt collectif il existant un arbitrage a faire avec l’intérêt particulier et la propriété, outre le fait qu’elle représente une unité (granularité) pertinente elle permet d’allier la notion de performance, de diversité, de dynamique etc... qui sont impossible a mettre en place si personne n’en retire un avantage.... rappelons que l’avantage commence par le « revenu » concept qui établi ce que le travail donne a celui qui le fait.

Alors oui, il y a des règles... disons « lois »... les uns appliquent encore des lois « divines » d’autres plus pragmatiques pensent a des systèmes plus ou moins démocratiques... et qui doivent quasiment être ajustées au fil du temps pour parfaire ou au minimum prendre en compte l’évolution (des techniques, des esprits.. au sens large...).

en bref... la propriété est nécessaire et sa défense est impérative pour une société humaine en évolution permanente.
La cupidité, que l’ont peut nommer comme l’arbitrage entre la performance, le risque et le revenu, doit être contrôlée mais cela ne veut pas dire que l’absence de propriété l’éliminera... vous citez l’URSS, cela en est la preuve.

Quand à la frontière... vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà... vous voyez que Pascal, loin d’être un C le savait déjà... un pays (un groupe d’humains homogène) sans frontière n’est plus un pays puisque les règles est son organisation n’existent ou ne s’appliquent plus.

Merci pour votre réponse, merci pour m’avoir lu jusque là.


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