La
célébration de la Cène est un symbolisme d’une importance capitale qui a pour
but de rappeler comment s’accomplissait l’union de l’homme et de la femme dans
le régime théogonique. Cet acte était considéré comme la base même de l’ordre social
; c’était un rite religieux entouré de prescriptions et de consécrations. Dans
le langage de l’Eglise, on l’appellera le sacrifice ; c’est la principale
cérémonie de toutes les religions ; elle a une haute signification
psychologique. Elle remonte à l’époque où la Femme qui dirigeait le culte
considérait l’amour comme une élévation spirituelle, alors que, depuis, le même
mot amour, profané, a désigné un abaissement sexuel.
La
différence de leurs natures est tout entière manifestée dans cette divergence
de vues.
La
Théogonie avait glorifié la Femme dans sa sexualité qui engendre la
spiritualité ; les religions masculines voulurent l’imiter, rendre un culte au
sexe mâle, et il en résulta une anarchie morale qui mène à la démence. Là est
la cause du mal social.
Le
premier culte de la Religion primitive, c’est l’hommage que rend l’homme à la
Femme, ce sont les prévenances qu’il a pour Elle, les précautions qu’il prend
pour éviter de lui déplaire, l’effort qu’il fait pour se rendre aimable,
c’est-à-dire digne d’être aimé.
C’est la loi naturelle des devoirs de l’homme, dictée par sa conscience et par
ses sentiments, c’est-à-dire par ce qu’il y a de plus fort dans la nature
humaine.
Le culte comprend quatre manifestations principales : l’Adoration, la Prière, l’Offrande
et la Communion appelée « sacrifice »
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