Voici
un résumé des conclusions de Prozorov (les sous-titres français de
la vidéo du lien précédent étant à la limite du compréhensible).
Ils concordent avec d’autres éléments qui suggéraient que la
destruction de l’avion avait été planifiée (telle une fameuse
vidéo truquée qui montrait en réalité la destruction d ’un autre
avion, fuitée pratiquement juste après le désastre, trop tôt pour
que les faussaires aient pu la créer entre-temps) :
https://lesakerfrancophone.fr/mh17-le-recent-documentaire-du-lanceur-dalerte-du-sbu-devoile-des-verites-troublantes
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Le
second point sur lequel s’attarde Prozorov est le suivant : les
affirmations de Kiev, selon qui son armée n’était pas localisée
dans cette zone de combats au moment des faits, ne sont pas
crédibles. Prozorov établit le fait que les lignes de bataille
étaient en fait très fluides. On dispose non seulement de
témoignages oculaires directs sur ce point, mais aussi des
empreintes laissées par des engins mécanisés au sol, dans les sens
aller et retour, partout sur cette zone, ainsi que des déchets
d’emballage de rations alimentaires, qui établissent la présence
des forces armées et de leurs alliés sur zone. Ce point est d’une
grande importance, car la défense de Kiev repose en partie sur son
insistance à affirmer que même si les BUKs sous son contrôle
étaient déployés à proximité des lignes de front (nous y
reviendrons également ci-après), ils n’étaient pas déployés à
une distance permettant d’abattre le vol MH17. Mais Prozorov
apporte la preuve du contraire : les forces armées ukrainiennes
étaient tout à fait libres de se déplacer sur la zone, et auraient
parfaitement pu se trouver à distance de tir de l’aéronef au
moment de la tragédie.
Autre
information des plus intéressantes livrée par le documentaire de
Prozorov, sa participation en date du 8 juillet 2014 à une
conférence du Conseil National ukrainien de Défense et de Sécurité
[National Security and Defense Council of Ukraine, NdT], dont l’objet
principal fut de réaliser des amendements au dispositif législatif
« anti-terroriste » de ce pays. Prozorov se rappelle nettement
avoir surpris une conversation tenue entre Mikhail Koval, un colonel
général ukrainien, assistant secrétaire au Conseil National de
Sécurité et de Défense et un représentant du ministre de la
Défense dont le nom n’est pas connu, au moment où la conférence
se clôturait. Prozorov se souvient avoir entendu le représentant
faire part de ses craintes (qui étaient assez répandues à
l’époque) que la Russie ne préparât une intervention militaire
en soutien aux rebelles du Donbass, et craignait que cela ne pût
écraser l’armée de Kiev dans la région. Mais Koval rassura son
interlocuteur en lui expliquant avoir eu vent qu’un événement
allait bientôt se produire, qui enrayerait fortement le projet
supposé de la Russie. Neuf jours plus tard, le vol MH17 fut abattu.
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