La France n’est pas une dictature, d’ailleurs à ma connaissance
personne ne l’a prétendu mais certains hommes politiques ont
insisté sur la manière à tout le moins énergique dont les forces
de l’ordre ont sanctionné les malheureux qui tombaient sous leurs
coups et ils ont parlé de dérive autoritaire.
Le système en place peut prendre des formes diverses, il réagit toujours durement devant ce qui conteste sa nature.
On peut nier le
fait mais on ne peut pas occulter les yeux crevés et les mains
arrachées.
La démocratie que
nous connaissons en France est tout sauf représentative : le
scrutin à deux tours exclut d’office
certaines formations de la représentation nationale, en tout cas à
un niveau qui correspond à leur poids électoral.
La France
serait-elle gouvernable si l’on avait une proportionnelle intégrale
( qui est tout de même le partage le plus équitable de la
représentation nationale ), ce n’est pas sûr et cela nous
ramènerait aux dérives de la IVe république où les gouvernements
étaient à la merci des états d’âme de leaders frustrés.
Mais enfin il
faudrait trouver le juste milieu qui donnerait à chaque courant
philosophique ou politique le droit de faire entendre sa voix car ils
sont parties intégrantes de la nation que cela plaise ou non à ceux
qui ne conçoivent pas que les nations évoluent, qu’elles changent
de nature et sont des entités en mouvement.