@pierre
Je vous recommande cet article sur la réalité syrienne :
https://reseauinternational.net/syrie-adresse-aux-collaborateurs-qui-peuplent-nos-elites/
Après 8 ans de terreur, Alep est enfin définitivement libérée.
Finie
la peur des roquettes qui tombaient au hasard sur la ville, fauchant
vie après vie, jour après jour. C’est la fin de l’occupation du
nord-ouest de la Syrie par des groupes terroristes, la fin de
l’arbitraire des groupes armés, des vols, viols, des tribunaux
pseudo-islamiques.
Mais nous ne pouvons partager cette joie. Même si le mur de la propagande se fissure, les faiseurs d’opinion font toujours cause commune avec les « rebelles » .
C’est le moment d’un bref rappel des faits.
Je m’adresse ici à tous ceux, en particulier les journalistes,
universitaires et militants politiques, qui ont soutenu la « rébellion
».
Il y a 9 ans, une insurrection a eu lieu en Syrie, contre le pouvoir
baathiste, dans le contexte des « Printemps Arabes ». Toute la classe
politique et médiatique s’est immédiatement enthousiasmée pour ces «
révolutions » qui allaient apporter enfin modernité et démocratie à des
pays que vous considériez comme arriérés.
En quelques semaines on a vu apparaître un langage que nous subissons
toujours : le gouvernement syrien est devenu « le régime de Bachar ».
Régime, nizam, regime, regimen, dans toutes les langues. Et en face de
lui, des rebelles, rebels, rebeldes, rebellen, thuwar en arabe, des «
révolutionnaires ». Vous avez clairement pris parti pour un camp contre
un autre
Est-ce cela qu’on apprend en école de journalisme ?
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par Vincent Lenormant.