Avant l’ère
numérique, les badauds qui se goinfrent de tv, et encore de nos
jours d’ailleurs, ont le droit de se prendre les images
subliminales, une façon vicieuse de polluer l’esprit des accros de
séries américaines en les aspergeant de toutes sortes de pubs indétectables à l’œil
nu, pour obliger le chaland à se goinfrer de cochonnailles en
regardant leurs petits écrans. D’où, de nombreux obèses
occidentaux qui se dandinent avec leurs gros culs, leurs triples
mentons et leurs joues de hamster avant de passer en chirurgie
esthétique pour se faire une liposuccion ou se faire nouer l’estomac
pour arrêter d’enfler et ressembler à des ballons gonflés à
l’hélium. Mais rassurons nous, cette mascarade subliminale est
aussi relayée par la pub affichée, celle que nous rencontrons dans
tous les lieux publics pour être sûr de n’oublier personne et
notamment ceux et celles qui se détournent du petit écran.
Aujourd’hui, la vitrine numérique qui flique nos moindre faits et
gestes afin de nous enrôler dans des achats compulsifs est le relais
du petit écran qui est amené dans un avenir proche à disparaître.
Quant aux données, les malins connaissent les failles du numérique
(cyber café, hotspot, lieux publics etc.). Bon certes, vous ne
pouvez pas vous taper la cloche en vous filmant comme un nigaud dans
un lieu public et il faut vraiment être con pour se branler devant
son ordi surtout s’il est équipé d’une webcam. Franchement, vous pensez vraiment que ceux ou celles qui ont des choses à cacher
utilisent les messageries traditionnelles pour communiquer via des FAI
aux services des flics lorsqu’ils veulent échanger entre eux ?
Demandez à Paul Bismuth.