« il faudrait inventer un logiciel détecteur de pub qui désactiverait les bandeaux des pages Web. »
Un bon pare-feu le fait très bien. Le mien, dont je ne donne pas le nom (pas de pub !) permet de masquer les bannières, les animations, les pop-up. Combiné avec le blocage du script java (facile avec Firefox), on se débarasse donc très facilement d’une grande partie de la pub, du moins tant qu’elle est visible.
C’est là qu’est le problème, quand la publicité devient masquée, larvée, comme on la soupçonne dans la presse qui fait passer des messages publicitaires subliminaux sous couvert d’information. Ou lorsqu’elle organise le contenu de notre recherche d’informatiion. Comment distinguer ce qui relève de l’information et ce qui est relève d’une vente de notre « temps de cerveau disponible » ?
Au début, internet a échappé à la marchandisation parce que ce n’était pas un média de masse, mais les choses ont changé depuis 2 ou 3 ans ans. Comme le craint l’auteur, l’investissement de la sphère internet par les vendeurs de pub a donc déjà commencé.
Pour ce qui est de Google, ce n’est qu’un outil important parmi d’autres qui le sont moins. Sa notoriété est d’ailleurs susceptible de décliner très vite en cas de création d’un outil de recherche plus efficace. L’auteur exagère donc franchement quand il écrit que « trois trusts US à vocation publicitaire sont en train de devenir notre seul moyen d’accès à la connaissance ». C’est en effet abusif de dire qu’internet est la seule source de connaissance.
En plus, les algorythmes de recherche de Google sont connus pour être très imparfaits, et on sait qu’il faut souvent aller à la 1000ème réponse pour trouver ce qu’on cherche. Et sur Wikipedia, on lit aussi bien trop souvent n’importe quoi (sans avoir besoin des « interventions » de microsoft !).
Sûrement que la partie sera rude, parce que l’internet « libre » doit affronter en même temps une opposition de principe de certains membres de la classe politique à tout ce qui élargit le champ des libertés individuelles, et en même temps doit subir la pression d’intérêts financiers colossaux.
On n’est cependant pas obligé d’envisager l’avenir aussi noir, parce qu’il est impossible de noyauter une chose aussi mouvante que la blogosphère, par exemple.