Bien d’accord, et n’oublions pas d’ajouter ce que De
Gaulle pensait des gens du continent africain, il ne les considérait pas comme
une chance pour la France, lui.
« Nous sommes avant tout un peuple
européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion
chrétienne.
Qu’on
ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les
voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ?
Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration
ont des cervelles de colibri, même s’ils sont très savants.
Essayez
d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout
d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les
Français sont des Français. Vous croyiez que le corps français peut absorber
dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain
quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les
Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les
empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y
est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus
Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées. » C’était de Gaulle, tome 1, Alain
Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994 p. 52
Ah
! De Gaulle s’y connaissait en sagesse :
" Vous
savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors
on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous
me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré
de nègres, ici. […] Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt !
Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux
mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas
tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort
ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que
des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans
intérêt. " (Entretiens avec Jacques Foccart, 8 novembre 1968. cité dans
ses Mémoires, tome 2. Le Général en mai. Journal de l’Élysée. 1968-1969,
éd. Fayard/Jeune Afrique)