Ah, comme une immobilité
de l’âme, où tout patine... Il suffirait
peut-être de renommer le mal, à la manière des shamans..
J’ai quelquefois
demandé à des individus qui vivaient dans des pays difficiles (et/ ou sous des régimes
pas vraiment sympas, genre Birmanie, Syrie, etc..) ce qui les poussait
tellement fort à quand même rire, danser, chanter, dans des circonstances qui
feraient craquer la plupart d’entre nous … Leur réponse : « quel
choix avons-nous ? Etre malheureux, ou heureux malgré tout. On choisit d’être
heureux »
Saura-t-on un
jour ce qui empêche l’un de glisser … peut-être un pacte avec soi-même, très, très
profond, bien au-delà des tripes, un jour devant un paralysé dépendant d’un respirateur
ou d’un lépreux bouffé vivant, qui nous ont juste regardé, avec une lueur
souriante dans les yeux, et on a rêvé « si
lui peut .. »
Il y a un bouquin
(que je n’ai pas lu !) qui a eu beaucoup de succès « Don’t sweat the
small stuff », en gros « Ne vous emmerdez pas avec les détails ».
Je crois que c’est le contraire, les détails sont essentiels, surtout en période
de crise … On survit de ‘détail’ en ‘détail’ … Une seule fois pendant
toutes ces semaines, je n’ai pas eu envie de me lever, trop froid (je suis coincée
dans l’hémisphère sud), rien à faire et rien à bouffer (conditions très
sommaires) alors à quoi bon ? Mais le chat d’un voisin s’est pris d’amitié
pour moi, et me visite plusieurs fois par jour … Mon détail au milieu de « problèmes
bien plus importants ».
Les justes colères
aussi empêchent de s’enliser. Et l’art.
Faites attention à
vous, et pas trop aux cons, ils ne méritent pas de prendre de la place dans
votre tête (et certains sont drôles malgre eux !).