@Et hop ! voila :
La séance du Conseil supérieur de la Guerre du 22 mai 1922 (y siège le président de la République Millerand, le ministre de la Guerre Maginot, les maréchaux Pétain, Foch et Joffre, les généraux Berthelot, Buat, Debeney, Guillaumat et Hellot) est consacrée aux questions de fortification. Quand la notion d’inviolabilité du territoire national est posée, Foch déclare : « Assurer l’inviolabilité du territoire national ! On pose là un dogme nouveau... Jusqu’ici la défense du territoire était assurée par la manœuvre des armées. Aujourd’hui on veut assurer l’inviolabilité du territoire... on parle d’organiser des tranchées... L’inviolabilité du territoire n’est pas le but primordial à assigner aux armées. C’est un dogme périlleux ; si on l’impose comme premier devoir aux armées, elles pourront y succomber. » Il est suivi par Joffre : « Ce serait se vouer à la défaite que de vouloir établir une nouvelle muraille de Chine ! » Puis par Guillaumat : « Il serait dangereux de lâcher dans le public l’idée de l’inviolabilité du territoire... Je crois qu’il faut d’abord se demander si les Armées ont encore besoin d’être aidées par la fortification permanente. » Quand le président demande l’avis du conseil sur le type de fortifications, Pétain déclare qu’« il y aura fortification permanente là où nous nous tiendrons sur la défensive ; sur les autres points, il y aura fortification de campagne ou simple équipement du front. » Comme les militaires ne sont pas d’accord entre eux, le Conseil supérieur de la guerre décide la création d’une « Commission chargée des études d’organisation de la défense du territoire »6.
ici les délibérés menant à la construction de la ligne Maginot tu noteras la position de Pétain :
alors le concept de guerre défensive de Pétain est ici écrit noir sur blanc !!!