@alinea
Pour comprendre « communisme » en lien avec le « mondialisme » et faut livre Soljénitsyne, par exemple : « le déclin du courage ».
« L’humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d’être utilisés d’abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé. » Il s’est avéré que ce jugement était loin d’être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d’un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l’égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n’est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l’Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s’agit d’un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l’Ouest et de l’Est aujourd’hui ? Là est la logique du développement matérialiste. (...) »
« Comme Camus, la liberté défendue par Orwell est inséparable de la dignité, c’est-à-dire d’une certaine idée de ce que l’on doit à l’homme ou de ce que l’on doit s’empêcher de lui faire si l’on veut qu’il soit encore un homme. Et comme Soljenitsyne, Orwell voit bien à quel point le pouvoir politique peut être ce poison puissant qui transforme les hommes en de pauvres et tristes marionnettes, condamnés à être des relais du mensonge et de la lâcheté. Orwell fait germe en nous les puissants anticorps de la résistance. »