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Commentaire de Séraphin Lampion

sur Mockingbird, de qui se moque-t-on ?


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Clark Kent Séraphin Lampion 6 octobre 2020 09:40

@JPCiron

Les insectes sont une source inépuisable de métaphores sociales et sociétales dont les interprétations peuvent produire des contre-sens utilisés à des fins manipulatoires. Dans la ruche, la « reine » boostée à la gelée « royale » etst en fait la dernière des esclaves, réduite à la fonction de machine à pondre.

Pour aller dans votre sens, on peut trouver d’autres exemples de parasitages absolus, dans lesquels l’espèce parasitée est totalement escroquée à son insu :

  • Le sarcopte est un acarien qui s’accouple sur son hôte, l’homme entre autres. Après la fécondation, le mâle meurt et la femelle creuse une galerie, appelée « sillon », dans la couche cornée de l’épiderme. Elle se nourrit du tissu épidermique, pond trois à cinq œufs par jour et meurt au bout d’un à deux mois. Un œuf éclot en trois ou quatre jours pour donner une larve qui sort du sillon. Celle-ci devient après plusieurs mues une nymphe puis un sarcopte adulte, le tout au bout de quinze jours environ. On appelle ça la gale.
  • Il existe plusieurs milliers d’espèces d’insectes entomophages qi s’attaquent à tous les stades de développement d’un autre insecte : œuf, larve, nymphe, adulte… mais ils peuvent à leur tour être victimes d’autres consommateurs (hyperparasites).

 

Chez les oiseaux, la stratégie du coucou est tellement connue et depuis si longtemps que la langue française a banalisé le nom de l’escroc concerné pour désigner sa victime : le cocu, qui, dans l’espèce humaine, désigne souvent tout un groupe de dupes qui se laissent berner pas quelques imposteurs. La CIA n’est pas à l’abri de ça, en effet.


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