@JPCiron
Les insectes sont une source inépuisable de métaphores
sociales et sociétales dont les interprétations peuvent produire des
contre-sens utilisés à des fins manipulatoires. Dans la ruche, la « reine »
boostée à la gelée « royale » etst en fait la dernière des esclaves,
réduite à la fonction de machine à pondre.
Pour aller dans votre sens, on peut trouver d’autres exemples de parasitages
absolus, dans lesquels l’espèce parasitée est totalement escroquée à son insu :
- Le sarcopte est un acarien qui s’accouple sur
son hôte, l’homme entre autres. Après la fécondation, le mâle meurt et la
femelle creuse une galerie, appelée « sillon », dans la couche cornée de
l’épiderme. Elle se nourrit du tissu épidermique, pond trois à cinq œufs par
jour et meurt au bout d’un à deux mois. Un œuf éclot en trois ou quatre jours
pour donner une larve qui sort du sillon. Celle-ci devient après plusieurs mues
une nymphe puis un sarcopte adulte, le tout au bout de quinze jours environ. On
appelle ça la gale.
- Il existe plusieurs milliers d’espèces
d’insectes entomophages qi s’attaquent à
tous les stades de développement d’un autre insecte : œuf, larve, nymphe,
adulte… mais ils peuvent à leur tour être victimes d’autres consommateurs
(hyperparasites).
Chez les oiseaux, la stratégie du coucou est tellement
connue et depuis si longtemps que la langue française a banalisé le nom de l’escroc
concerné pour désigner sa victime : le cocu, qui, dans l’espèce humaine,
désigne souvent tout un groupe de dupes qui se laissent berner pas quelques
imposteurs. La CIA n’est pas à l’abri de ça, en effet.