@rogal
Vous avez raison, toute certitude relève de la conviction intime. Regardez les méthodes utilisées par les historiens. Il trient les sources, classifient les faits pour chercher des convergences. Lorsqu’ils trouvent des divergences, ils cherchent à déterminer quelle source n’est pas fiable. Il n’y a aucune démonstration qui conduirait à une loi comme avec les sciences dures mais la constitution d’une vraisemblance. Lorsque la vraisemblance est solide, nous pouvons parler de certitude ou quasi-certitude et cette certitude est basée sur l’intime conviction.
La foi nait de la rencontre avec Dieu, mais comme un historien, nous pouvons chercher parmi nos observations et celle des autres des convergences et une logique générale de la rencontre. Lorsqu’il n’y a pas de contradictions et surtout que les faits s’emboîtent avec justesse et de manière surprenante, nous pouvons parler de certitude. Ici, la certitude peut être renforcée par Dieu lui-même. J’ai remarqué qu’il ne nous parle pas avec des mots, mais avec des connaissances qu’il place dans dans notre mémoire comme si nous l’avions toujours su. Ce que nous appelons des paroles de connaissance. J’ai toujours attendu que ces choses se réalisent avant d’en parler, mais cela s’est toujours réalisé. La réalisation, telle qu’annoncée, crée la certitude que Dieu existe et qu’il a fait cette annonce. Alors, oui, il ne peut s’agir que de certitudes pour moi, même si je suis incapable de démontrer quoi que ce soit. La loi scientifique est une fenêtre sur la Vérité alors que pour la foi, nous savons que la vérité est dans le Dieu que nous rencontrons, mais nous n’en possédons rien.
La certitude n’est pas la vérité. Aujourd’hui, par exemple, pratiquement tout le monde est certain que Jules César a existé. Pourtant, cette existence est remise en cause par des historiens qui constatent qu’il n’existe aucune trace du personnage avant la fin du Moyen-Age. Les écrits qui sont censés être de sa main n’ont pas laissé de traces anciennes, alors que les ateliers de faussaires étaient courants à l’époque où ces manuscrits sont apparus miraculeusement sous forme de copies.