« L’Église a contredit, parfois poursuivi, condamné et même emprisonné tant d’hommes de science, Copernic, Galilée (« e pur si muove »), Buffon, Darwin, etc. Bien sûr elle a reconnu ses monumentales erreurs depuis. »
La science moderne que vous connaissez aujourd’hui est née dans les universités catholiques du Moyen-âge. Copernic, c’est un chanoine catholique, Galilée étudiait dans les universités catholiques, et ses travaux s’inspirent des calculateurs de Merton, des philosophes catholiques anglais qui ont commencé à mathématiser les trajectoires de mobiles.
Au moyen-âge, l’Inquisition combat l’hérésie païenne, le druidisme, le paganisme, la sorcellerie et la magie, dans la droite ligne d’Étienne Tempier, elle va alors représenter une étape fondamentale pour démystifier les sciences occultes. L’Inquisiteur Bernard Gui au XIII-XIVème siècle explique dans son « Manuel de l’Inquisiteur » que :
« La peste et erreur des sorciers, devins et invocateurs des démons revêt, en diverses provinces et régions, des formes nombreuses et variées en rapport avec les multiples inventions et les fausses et vaines imaginations de ces gens superstitieux qui prennent en considération les esprits d’erreur et les doctrines démoniaques. »
Les universités qui se construisent alors sur toute l’Europe occidentale, sont à la charge de théologiens, prêtres, chanoines, abbés, soeurs, ordres catholiques bénédictins, cisterciens, franciscains, dominicains,... dans la hiérarchie du Pape de Rome.
C’est l’unité catholique de l’Europe qui permet par exemple à un Nicolas Copernic d’étudier dans l’université de Cracovie dans le royaume de Pologne, puis dans celles de Bologne, Rome, Padoue, Ferrare en Italie, ou à un Nicole Oresme, évêque de Lisieux formé au collège de Navarre fondé en 1304 par Jeanne reine de Navarre, d’établir la loi fondamentale du mouvement rectiligne uniformément accéléré, à savoir que si la vitesse à l’instant zéro est nulle, la distance parcourue est proportionnelle au carré du temps.
L’emploi du calendrier grégorien que les scientifiques catholiques avaient mis au point guidés par le Pape Grégoire XIII est toujours en vigueur aujourd’hui car le plus précis. Par haine du catholicisme et du progrès scientifique, les protestants néerlandais ne finiront par l’adopter qu’au XVIIème siècle, les protestants anglais et nord-américains qu’au milieu du XVIIIème siècle.