@ Emile
Je n’ai pas vu le documentaire mais on trouve maintenant quelques
bonnes synthèses. Il faut au moins reconnaître un effort certain dans ce
domaine. Contrairement au Mont-Auxois, on trouve clairement au
Mont-Beuvray une agglomération de pierres succédant à une agglomération
en bois. C’est d’ailleurs à peu près la même chose à Corent. Les deux
sites semblent remplir des rôles assez similaires.
Les traces de présence humaine au Mont-Beuvray remontent au
Néolithique et de mémoire, il y a également quelques vestiges épars de
l’Age du Bronze. L’agglomération qui nous intéresse connait une première
version en bois dont la construction est située vers -120. Les
premières constructions en pierres apparaitraient peu après la conquête.
L’agglomération aurait connu un incendie vers -20 avant d’être
partiellement reconstruite puis abandonnée.
Mon interrogation porte évidemment sur l’incendie du site et son
éventuel lien avec la Guerre des Gaules. La construction de bâtiments en
pierres à architecture romaine avant la conquête n’aurait rien
d’extraordinaire. Elle serait un indice supplémentaire de l’influence
romaine en Gaule.
En ce qui concerne, les pièces de bois standardisées, cela ne me
semble pas surprenant surtout dans le Morvan, pays forestier. Je ne
pense pas qu’il soit nécessaire de faire intervenir des éléments
extérieurs dans ce domaine. La charpenterie comme la maçonnerie s’est
perfectionnée au fil du temps.
https://journals.openedition.org/rae/6502?lang=fr
https://journals.openedition.org/rae/10629?lang=fr
La question de l’architecture maçonnée est particulièrement
importante en ce qui concerne les remparts. Les murs comme ceux du
Mont-Beuvray semblent être une version « low cost » de l’Emplekton grec.
La muraille grecque qui n’emploie pas de mortier de chaux nécessite
tout de même un parement de grosses pierres de taille pour être
réellement efficace. Ici les Gaulois n’avaient que des pierres de
dimension modestes qu’ils ont renforcées avec des poutres.
La question est de savoir si les Gaulois n’aurait pas également
réaménager à leur sauce l’Opus Caementicium romain assemblé au mortier
de chaux en y ajoutant là-aussi des poutres. Ce type de muraille
beaucoup plus coûteux n’aurait été utilisé que pour des sites de
première importance. Les poutres pourries auraient été remplacées plus
tard par des briques comme vous le suggérez et ce qui expliquerait les
lignes de briques des murs dits gallo-romains.
https://www.geopolymer.org/fichiers_pdf/VITRUVE2.pdf