La crise COVID-19 a révélé l’échec de la plupart des pays capitalistes occidentaux dans leurs politiques de santé publique. Des décennies d’austérité néolibérale, de coupes dans les programmes de santé et d’éducation induites par les programmes de restructuration du FMI et de la Banque mondiale, montrent aujourd’hui leurs résultats dans un nombre alarmant de cas de contagion et de décès se propageant en Amérique Latine, en Europe et surtout aux États-Unis.
En Occident, Cuba a donné l’exemple de l’efficacité et montré qu’une autre voie est possible dans la lutte contre la pandémie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et il suffit de comparer Cuba à d’autres pays ou même à de grandes villes ayant une population similaire pour se faire une idée très précise de la différence de résultats.
Avec une population d’environ 11.350.000 personnes, Cuba a jusqu’à présent – le 21 février – eu 45.361 cas cumulés de COVID-19 avec 300 décès. La ville de New York, avec une population d’environ 18 800 000 habitants, compte un total cumulé de 700 815 cas avec 28 888 décès, selon les chiffres officiels.[1]
La Suisse, avec une population inférieure à celle de Cuba, environ 8 600 000 personnes, compte 550 224 cas cumulés de COVID-19 avec 9 226 décès. Comment expliquer qu’un pays qui a beaucoup moins de ressources qu’une ville comme New York ou qu’un pays comme la Suisse puisse être tellement plus efficace dans sa lutte contre la pandémie ?
https://www.mondialisation.ca/le-compromis-de-cuba-pour-la-sante-a-lechelle-internationale/5654196