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Commentaire de Luc-Laurent Salvador

sur Le mythe du Peuple élu


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Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 30 avril 2021 17:08

@JPCiron

D’abord, merci pour cet article qui est pile sur un sujet qui me passionne.

Ensuite, désolé, mais il me semble que votre réponse à Florian LeBaroudeur pèche par excès de candeur. Vous savez bien que simplement rapporter les propos d’Hariri dans un contexte critique suffit à passer pour un antisémite.
Vous vous tenez la ligne de crête de l’Histoire qui vous permet d’afficher un certain équilibre mais il suffit d’un rien, souvent d’un excité un peu parano pour se retrouver accusé d’antisémitisme.

Bref, ce dont vous traitez à tout à voir avec l’antisémitisme. Je vous invite à lire La Controverse de Sion pour vous en convaincre. Certes le texte de Douglas Reed est déjà ancien et na pas intégré les données récentes mais il donne une cohérence d’ensemble à la trajectoire historique de ce peuple que de Gaulle avait si finement caractérisé et le résultat n’est pas vraiment apprécié par les principaux intéressés.

Pour ma part, sans pratiquer l’autocensure, j’apprends à me garder des jugements rapides mais je m’obstine à questionner certains traits de cette histoire comme cette idée de peuple élu à qui la Terre entière est promise avec des nations asservies qui seront leurs serviteurs, ce à quoi nombre de juifs israëliens croient dur comme fer et estiment à quelques milliers le nombre de goys que les juifs auront un jour chacun à leur service. C’est du suprémacisme racial de la plus belle eau et ce n’est pas sans motif qu’à Nuremberg un nazi (je ne sais plus lequel) a pu défendre les lois dites justement de Nuremberg (1935) en affirmant qu’elles étaient inspirées des lois juives sur la pureté de la lignée.

Bref, on marche sur des oeufs, et l’emprisonnement d’Hervé Ryssen, pour ne citer que celui-ci, montre suffisamment qu’on ne badine pas avec les idées qui fâchent un certain groupe de pression.

Ceci étant dit, pour en venir aux choses sérieuses, si je puis dire, cad, l’origine de cette « espérance planétarienne » (cf. le beau livre d’Hervé Ryssen), j’ai eu l’occasion de parler avec un pasteur bien connu dans le milieu girardien, Robert Hammerton-Kelly et il m’a tranquillement affirmé que les juifs (je n’ose dire les Hébreux) avaient perdu toutes leurs guerres et que cela expliquait pas mal de choses.
Sur le moment je n’ai pas bien compris, mais par la suite j’ai vu des auteurs converger vers cette idée que, d’un point de vue narcissique visant à sauvergarder l’estime de soi, l’enchaînement accablant des défaites ne pouvait s’interpréter que sur le mode du « qui aime bien châtie bien » de sorte que cette séquence lamentable aurait en fait été le signe d’une attention particulière de Dieu pour mater ce peuple à la nuque raide car il serait, justement, le peuple élu, celui à qui la Terre entière était promise.

La question que je me pose et que je vous pose c’est : y a-t-il des éléments historiques qui confirme ce tableau de défaites répétées ad libitum. Et y a-t-il des textes qui font apparaître cette interprétation « majorante » qui de l’échec incontournable permet de tirer une espérance d’élection, de supériorité et de domination future ?

Merci d’avance pour votre éclairage.


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