@JPCiron : « Je comprends bien que, dès l’instant où il y a un dogme de religion ’’révélée’’ »
il faut bien distinguer l’orthodoxie (la faute contre elle est l’hérésie) de l’orthopraxie (la faute contre elle est l’impiété, le sacrilège, l’insulte, la grossièreté,..).
Seule la doxa peut se prétendre révélée, le rituel est traditionnel, il se perfectionne comme tout ce qui est coutumier, comme la politesse, comme la langue, très lentement, les usages les plus anciens étant considérés comme les meilleurs. Les premiers chrétiens n’ont pas été condamnés à mort pour hérésie mais pour impiété, ils refusaient de participer aux rituels du culte de l’Empereur.
Il ne s’agit pas de syncrétisme mais d’amélioration par ajouts et modifications d’éléments, exactement comme pour la science moderne ou pour l’automobile. Le Christinisme a rajouté une couche ou une teinture à ce qui existait, et fait faire un saut qualitatif. Ce n’est pas le mélange de deux religions. La religion des Gaulois était déjà influencée par la philosophie Pythagoricienne, comme la Science française a été influencée par l’empirisme anglais, ce n’est pas une salade russe, comme le New Age.
La cosmologie contemporaine contient les principes de base de la Genèse comme axiomes : d’abord l’unité, l’univers forme un tout unique, les lois physiques sont permanentes et les mêmes dans tout l’univers, elles ne sont pas différentes d’une galaxie à l’autre, ni d’une époque à l’autre. Ensuite l’Univers a une origine, un commencement, donc c’est un processus de création ou de transformation ; c’est exactement ce que pose la Genèse. Et puis à la base de la théorie de la création il y a le Logos, c’est-à-dire les catégories permettant de décrire, et de penser le monde. Pour l’homme, la connaissance de l’univers passe par les catégories. Etc..