Voici une petite liste prouvant cette état d’hérésie, dont certains points peuvent paraître parfois un peux trop méticuleux aux yeux modernes de nos chers amis romains, mais étant extraits d’une lettre de 1756, dans un contexte où les uniates faisaient une réelle “propagande”, on en comprend le ton :
“1) Il est connu clairement par le saint évangile du Christ que le saint Esprit procède du Père, mais les anges des ténèbres disent « filioque » (c.-à-d. « et du Fils ») Le premier saint Concile œcuménique dit le Symbole de la foi que « le saint Esprit procède du Père », mais la synagogue blasphème « filioque ». Le saint Concile excommunie quiconque ose ajouter même une virgule au Symbole, mais malgré cela, eux, sans honte veulent ajouter que le saint Esprit procède également du Fils. Les saints pères d’une seule bouche et d’un seul esprit déclarent que la seule cause en est le Père, mais ces nouveaux « pères » corrigent les anciens en déclarant : « Le Fils aussi ». Les pères disent « le seul principe, cause et source de la Divinité est le Père », les Papistes ajoutent « non seulement le Père, le Fils aussi ».
2) Les pères affirment, par le saint Concile œcuménique, que l’évêque de Rome possède le commandement de l’Église dans les limites de sa province comme les autres évêques,
mais les Papistes au sein de leur réunions considèrent que l’autorité du pape s’étend jusqu’au confins de la terre. Ils auraient même voulu l’étendre sur la lune, comme Alexandre le Grand, dit-on l’aurait rêvé, si cela était possible, et ils sont vraiment désolés de ne pas atteindre d’autres mondes par l’état papal.
3) Les pères déclarent que les clés du paradis, c’est-à-dire le pouvoir de délier du péché était attribué à tous les apôtres par le Christ, mais les Papistes affirment que seul Pierre avait ce pouvoir et qu’il l’a attribué seulement au Pape. Pierre est un membre égal aux autres dans l’assemblée des apôtres comme cela se voit dans les Actes des apôtres, et le pape, d’après eux, est au-dessus des Conciles et au-dessus de l’erreur, seul régnant sur l’Église.
4) Sur la parole de l’évangile « et sur cette pierre, tu bâtiras mon Église », les pères enseignent que la pierre est le Christ et notre foi en Lui (celle que proclama Pierre après l’interrogation du Christ), mais les papistes disent : « cette pierre est le pape. »
5) Les pères, selon la Volonté de Dieu, ont depuis le début célébré le mystère de l’Eucharistie avec du pain levé, les papistes le font avec des azymes ressemblant à des ronds de papier timbré.
6) Les pères, conformément à la Tradition, commandent aux prêtres d’ajouter de l’eau chaude (le « Zéon » symbolisant la ferveur de la foi remplie de l’Esprit saint), les papistes ont rejeté cela.
7° Les pères nous ont laissé la tradition d’achever la célébration du mystère de l’Eucharistie par l’invocation du saint Esprit, précédé historiquement par les paroles du Seigneur Lui-même, et suivant l’offertoire non achevé sur le pain et le vin présentés ; les papistes finissent la consécration avec « prenez et mangez, prenez et buvez »
8) Les pères n’ont parlé, ni imaginé un feu expiatoire après la mort (purgatoire). Les papistes, eux, ont allumé aux entrailles de la terre, outre le feu éternel de la Géhenne, une autre fournaise, celle du purgatoire qui draine plus d’or dans les coffres des pontifes cupides que toutes les fournaises des fonderies des orfèvres les plus riches.
9) Et pour finir, les pères, suivant les paroles de l’évangile, considèrent que la béatitude des bienheureux et le châtiment des pêcheurs aura lieu pendant le Jugement dernier. Les papistes se consacrent eux-mêmes juges et devancent ce Jugement, dont Dieu le Père ne jugeant personne, a laissé le pouvoir à son Fils ; eux, jugent certains bienheureux, ou punissent à leur guise d’autres, avant le Dernier Jugement du Christ. Donc, avec toutes ces nouveautés et ces dogmes, les papistes enseignent le contraire de la parole du Christ et de l’enseignement de l’Église, contraire à l’enseignement des apôtres et des pères. Ne voit-on pas que c’est volontairement qu’ils cherchent à changer les dogmes de notre foi,
comme ils changent leurs habits et leurs coutumes ? Ils sont donc totalement mécontents de tout ce qui est ancien et ils veulent même, ces audacieux, ériger des lois contre l’enseignement du saint Esprit. Que n’ont-ils point touché la tradition ? Qu’ont-ils laissé d’immuable ?
10) Quel était au commencement le pouvoir attribué aux prêtres ? N’avaient-ils pas seulement le pouvoir sur l’Esprit ? Si, mais il y a déjà longtemps que les prêtres papistes, eux, marient l’esprit avec la matière, l’Église avec la politique. Bien qu’ils écoutent cette parole évangélique « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », eux ils s’approprient ce qui est à César et ce qui est à Dieu : le pouvoir sur les âmes et sur les corps. Étant en même temps, évêques et rois ou seigneurs, ils tiennent d’une main le bâton pastoral et de l’autre l’épée. Comme des centaures monstrueux et formés d’éléments divers, étant les deux la fois, ils deviennent des animaux fabuleux, mais justement ils ne sont ni l’un ni l’autre.
Hélas, ceux qui sont désignés pour offrir à Dieu le sacrifice non sanglant, plongent leurs mains dans le sang humain en exerçant le pouvoir temporel. Dieu aimait bien David, et il dit à son sujet : « J’ai trouvé un homme proche de mon cÏur, David mon serviteur », mais il n’a pas accepté qu’il construise le Temple. C’est Salomon, le roi pacifique qui a été désigné pour cela. Et si, quelqu’un plonge ses mains dans le sang, il n’est pas jugé apte à construire le Temple matériel érigé par les hommes, il l’est d’autant moins à construire le Temple vivant et immatériel du Corps divin et humain tout ensemble. lequel des deux est le plus grand, le Temple ou le dit-on qui sanctifie le Temple ?
11) Mais qu’ont-ils laissé inchangé ? les canons conciliaires permettent aux prêtres de se marier à une seule épouse (c’est-à-dire qu’en cas de veuvage, ils ne peuvent contracter un second mariage et continuer à exercer la prêtrise) ; mais les papistes ont interdit ce mariage !
12) Les canons interdisent aux gens ayant commis un meurtre et aussi ceux qui ont commis le péché de la chair de devenir prêtres ; mais les papistes passent outre.
13) Pour des raisons de bon ordre et de dignité, la coutume louable veut que les prêtres se laissent pousser les cheveux et la barbe. Saint Clément d’Alexandrie a nommé cette coutume « sainte parure ». Chez les papistes, évêques et prêtres se rasent, même les moustaches et se présentent à nous comme la tête de l’Église latine, rasée.
14) L’Église interdit d’ordonner plus d’un prêtre à la fois pendant la Liturgie, mais les papistes ordonnent pendant la même messe quinze prêtres ou plus.
15)La tradition veut que les églises soient orientées vers l’Est, afin que les fidèles en priant, soient tournés vers ce côté, se souvenant de l’antique patrie d’où nous avons été expulsés. Eux, orientent leurs églises n’importe comment.
16) Selon la tradition, l’église ne peut comporter qu’un seul autel et on ne peut célébrer plusieurs liturgies par jour. Chez eux, il y a plusieurs autels dans la même église, et ils célèbrent plusieurs messes par jour.
17) Nous devons vénérer des icônes peintes, eux ils vénèrent des statues sculptées.
18) Nous représentons la très sainte vierge Marie sur les icônes avec une figure modeste et habillée de dignes vêtements. Les papistes, eux, en sculptant des statues en son honneur lui maquillent le visage, la coiffent avec des boucles, la revêtent de boucles d’oreilles, de colliers, de pierreries, l’habillent selon la mode européenne du monde. En ceignant, pour m’exprimer ainsi, l’irrépréhensible et très pure Mère de Dieu avec la ceinture du charme corporel, l’image de la Vierge est représentée par la venus impudique.
19)Jamais l’Église des chrétiens du temps des apôtres jusqu’à maintenant ne s’est servie pendant la liturgie de trompettes, cithares, flûtes, harpes ou tambourins, ni d’aucune sorte d’instruments. Jamais l’Église n’a introduit dans ses services pendant le chant des hymnes des musiciens, des eunuques ou des acteurs de scène pour chanter la louange de Dieu.
04/09 18:49 - Pierre Régnier
La suite de la réfutation du caractère “réconfortant” de l’actuelle religion (...)
28/07 23:23 - Djapaskero
@Djapaskero Pour compléter cette assertion : rendez-vous compte que la liturgie byzantine est (...)
28/07 23:18 - Djapaskero
@Eratosthène L’Église n’a pas changé, elle est restée la même. Il existait un (...)
28/07 22:32 - Djapaskero
@Eratosthène Je suis sur un téléphone portable et le fil est manifestement confus : désolé, je (...)
28/07 22:30 - Xenozoid
28/07 22:30 - Djapaskero
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