@Opposition contrôlée
L’Humanité du 19 septembre 1944 (p.2)
Ceux qu’on oublie d’arrêter
Les journalistes patriotes, n’ont pas appris sans surprise et sans indignation que les agents trotskystes de la Gestapo ayant eu l’aplomb de demander à faire paraître leur torchon légalement, on s’est mis à discuter avec eux, au lieu de les envoyer séance tenante rejoindre à Drancy les autres membres de la cinquième colonne.
Il faut pourtant une dose singulière de cynisme pour prétendre éditer avec l’autorisation du gouvernement de la Libération la feuille qui paraissait en toute tranquillité sous l’occupation afin de mettre les Anglais et les Américains sur le même plan que les Boches,
de blâmer des patriotes s’appliquant a « descendre les Allemands . » et de conseiller la fraternisation avec les assassins : nous avons les textes sous les yeux.
Le trotskysme n’est pas une variété de la pensée ouvrière et nationale. Le trotskysme n’est rien d’autre qu’un outil de propagande de la Gestapo. Il est bien vrai que tels de ces bandits sont prêts à vendre leur plume et leurs services à qui les paiera. Leur vocation, c’est d’être des agents de l’étranger.
En tout cas, ces misérables n’ont rien à faire dans la presse de la France libérée, de la France qui entend vivre forte et indépendante.