(ibid)[...................]
Conclusion
Le système d’agression sexuelle au sein de l’Eglise catholique ne s’explique, ni par la méchanceté des hommes, ni même par la perversité de la société environnante, mais par ses propres logiques qu’elles soient de nature théologique ou synodale. Ce qui est en cause ce n’est ni la libération des moeurs, ni l’homosexualité de nombreux prêtres… Ce n’est pas davantage l’obligation du célibat ecclésiastique (même si son abrogation s’imposera dans les années à venir), dés lors qu’il est établi que la pédophilie ne constitue en rien une sexualité de substitution, comme peuvent l’être le concubinage de prêtres, les amours tarifés et l’homosexualité. Ce qui est en cause, c’est la rencontre entre des prêtres aux personnalités immatures – psychiquement et sexuellement – et un système entretenant des fantasmes infantiles de toute puissance divine. D’où la nécessite de réformer l’Église en profondeur, dans son fonctionnement clérical et dans sa doctrine dogma/disciplinaire. Le pape François semble conscient de ces enjeux, lorsqu’il fait notamment du cléricalisme son cheval de bataille… Signe qu’il a bien compris que les abus sexuels au sein de l’Église sont d’abord des abus de pouvoir. Toutefois, il semble s’être arrêté en chemin devant le vertige des réformes à entreprendre.
Christian Terras, directeur de Golias, a été auditionné, en 2019, par la Commission Sauvé