Et aujourd’hui, dans de nombreuses branches professionnelles, le salaire d’embauche est hélas souvent inférieur au SMIC. Une prime dite « résorbable » est alors versée aux salariés concernés mais sans toucher aux salaires supérieurs au SMIC, cette pratique est responsable d’un tassement continue des salaires vers le bas !
C’est surtout, concernant les salariés du privé, qu’on a appliqué sans aucun discernement la fumeuse theorie du ruissellement, et favorisé les employeurs par des exonérations de cotisations sociales toujours plus fortes et plus nombreuses, limitées à des rémunérations de 160% du SMIC au max
=> resultat, tous les salaires ont été tassés autour de cette valeur
quand on entend les restaurateurs se plaindre (déjà c’est un sketch), evoquer le montant des cotisations, alors que la part patronale sur un smic hotelier represente à peine quelques dizaones d’euros mensuels (350 pour le salarié), on a un peu des envies de taper fort...
Cette situation est encore aggravée par un indice des prix calculé par l’INSEE, datant de 1946 et qui est loin de refléter la réalité quotidienne car la mesure de l’inflation ne concerne que les prix à la consommation
C’est surtout que l’indice des prix integre les prix des objects technologiques, qui décroissent (le prix d’un processeur diminue rapidement car d’autres plus puissants arrivent sur le marché, faisant mécaniquement baisser le prix des matériels à puissance constante). Sauf qu’on achete moins de PC que de paquets de pates ou d’essence. Et que les dépenses contraintes augmentent régulièrement.
Seule une réintroduction de l’échelle mobile des salaires, supprimée en 1982, serait de nature à préserver le pouvoir d’achat de tous les salariés
Sauf que les banques et l’ensemble des détenteurs de patrimoine immobilier net ne seront pas du tout d’accord avec vous... Et comme on fait bien plus d’argent en immobilisant un capital pour un achat immobilier qu’avec n’importe quel salaire dans toutes les metropoles de France...
En France, en ayant négligé la question essentielle du maintien du pouvoir d’achat, les gouvernements successifs depuis 1982 portent une lourde part de responsabilité dans la baisse régulière du pouvoir d’achat et les difficultés financières que rencontrent des millions de salariés
Ils ont rien négligé du tout, bien au contraire... Ca fait 40 ans qu’ils s’acharnent pour en arriver là. Dans une économie mondialisée, dans une europe du Dumping social et fiscal, la baisse des couts salariaux est une condition de la « compétitivité »
Si l’on ne change pas de paradigme, le mouvement ne s’arretera que lorsque l’ensemble des salaires mondiaux sera harmonisé (sur le plus faible évidemment)