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Commentaire de velosolex

sur Prends l'oseille et tire-toi


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velosolex velosolex 31 octobre 2021 22:38

@Jean Keim
Tu ajoute la banalité du vieillissement sur la vanité des parvenus, et t’as souvent le roi des cons. Du moins la production d’un monstre tyrannisant toute sa famille, comme l’était devenu Picasso.
Un gars lambda qui déconne, on l’emmène à l’EPADH, surtout s’il est seul. Un peintre reconnu comme un génie d’appellation contrôlée restera un génie, même si sa production se tari, et qu’il n’est plus que l’ombre de son ombre.. Au moins il ne sera jamais seul. Mais peut être au fond encore plus que les autres. 
On donnait à Dali des feuilles de papier, et des toiles vierges qu’il signait. Ne restait plus qu’à les remplir de quelques formes, avec l’aide de quelques étudiants.
En littérature, il me semble que les artistes, bien que vivant dans les nuées, sont moins sujets à se faire abuser. D’abord l’histoire doit tenir debout, et il n’existe pas d’étais abstraits comme dans la peinture. La littérature n’a jamais rompu avec la représentation. La tentative surréaliste n’a pas donné grand chose en valeur d’édition. Les gens ont besoins d’un histoire, Et pour revenir au carré noir sur fond blanc de Malevitch, il ne peut être traité alors que par le biais d’une partie d’échecs. Les auteurs sombrent, mais restent plus sympathiques dans ce processus que les peintres pour cette raison. Ils gardent le sens du drame, de la comédie, veulent prendre la place de leur personnage, au lieu de ne plus se supporter en peinture comme les peintres. Prenez Romain Gary par exemple exemplaire. Et Tolstoï ;...Quittant grand vieillard, son manoir à pied dans la neige pour rompre avec cette vie bourgeoise où il imagine des couteaux partout autour de lui. Et finissant dans une gare. On le reconnait. On le met au lit. il meurt. Fin du livre


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