En
contre-feu l’
intervention de Laurence Muller-Bronn, sénatrice du Bas-Rhin, qui a
expliqué son “non” à cette proposition de loi à la tribune :
Elle
a déploré que “ceux qui osent douter, réfléchir, faire un autre
choix [que celui de la vaccination obligatoire généralisée]
seraient d’obscurs complotistes.” Soulignant qu’on trouve parmi
eux des institutions très sérieuses : Académie de médecine contre
une troisième dose généralisée, Alain Fischer (Monsieur Vaccin)
contre la vaccination obligatoire, “le contexte ne le justifiant
pas”, ou encore le
Conseil de l’Europe.
Rappelant les décisions des pays nordiques sur l’administration du
vaccin Moderna, l’inscription du principe de précaution dans la
Constitution, le caractère conditionnel de l’autorisation de mise
sur le marché des vaccins. Enchaînant sur les nombreux éléments
alertant sur l’insuffisance des preuves sur l’efficacité et
l’innocuité du vaccin, l’effet sur la transmission, les effets
sur les jeunes, les femmes enceintes, ainsi que sur “les dégâts
psychiques des injonctions sanitaires”. Il n’y a “pas de
consensus scientifique sur la vaccination de masse”, poursuit-elle.
Réhabiliter l’immunité naturelle, rendre aux médecins le droit
de soigner… sont quelques-unes des préconisations qu’elle
recommande. “Quelle légitimité aurions-nous pour instaurer de
manière autoritaire une vaccination obligatoire et une troisième
dose”, alors que des spécialistes “doutent” ? “Nous avons
besoin d’un débat contradictoire”, conclut-elle, “le nourrir
d’une information loyale, transparente et indépendante”. “Nous
ne sommes pas la chambre d’enregistrement du Conseil scientifique”,
lâche-t-elle. “Il est de notre devoir, en tant qu’élus de la
République, représentant les Français, tous les Français, de
restaurer le droit commun et les libertés publiques, car il y va de
leur confiance.” Faire un bilan rationnel, en “sortant de la
doctrine tout-vaccinal”, “plutôt que de gouverner par la peur et
le contrôle”.