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Commentaire de Jean Keim

sur L'inflation, une logique pernicieuse


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Jean Keim Jean Keim 19 février 2022 09:21

Dans les temps même très reculés qui ont précédé les années 1970, certains diront 1973 (sous Pompidou et Giscard), notre beau pays, si fier de son histoire que partout il l’a enfermée dans des musées, vivait au-dessus de ses moyens et années après années, nous avions un déficit chronique et par voie de conséquence notre monnaie, époque après époque, était dévaluée avec son corollaire l’inflation qui parfois créait des révoltes, quand le pain était trop cher et une révolution (pas celle du peuple mais celle des marchands).

Aussi fort de notre expérience, sur le modèle d’autres pays en avance sur le nôtre dans la voie du libéralisme débridé, et aussi sur l’insistance musclée des USA, un costaud celui-là qui a les moyens de tout faire plier, l’État français a abandonné le privilège dit régalien de prêter de l’argent, pour confier cette mission importante et la banque de France qui va avec, à des instances privées, avec la promesse – craché, juré, pourri qui s’en dédit – que l’inflation ne sera plus qu’un souvenir, seulement le hic est que nos dirigeants n’ont pas pour autant assaini notre train de vie, et la dette, avec une progression exponentielle (j’adore ce mot, il fait savant) aurait effectivement remplacé une inflation devenue et affirmée comme négligeable ; entre les deux maux un choix a donc été privilégié, la dette qui enrichit toujours les financiers qui prêtent, il faut le précis de l’argent crée ex nihilo, ce qui est d’une part un délit (création de fausses monnaies) et le plus gros hold-up de toute l’histoire humaine, tant dans la durée que dans les sommes volées.

Alors où veux-je en venir ? Et bien pourquoi maintenant, cerise sur le gâteau, avons-nous et la dette et le retour de l’inflation ? Normalement quand un contrat n’est pas (plus) respecté (pas d’inflation) on peut le dénoncer et le rendre caduque, aussi mon article amène une question à laquelle mes connaissances en économie (cette science néanmoins un tantinet bidon) ne me permettent pas de répondre : pourquoi cette conjugaison des deux maux d’une dette inflationniste ?


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