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Commentaire de Fanny

sur Ukraine, le basculement historique du 21 février 2022


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Fanny 24 février 2022 16:34

L’occupation de l’Ukraine est un événement européen, et doit être examiné dans la perspective européenne.

Un processus d’occidentalisation de l’Europe de l’Est et de l’Ukraine était en marche, avec une alternance de gouvernement prorusse et proeuropéen en Ukraine. Ce processus devait se poursuivre, tranquillement, avec un basculement progressif de l’Ukraine vers l’Europe de l’Ouest, plus riche et plus démocratique que la Russie.

Ce processus devait s’achever, on a le droit de rêver, par une union de l’Europe dans une sorte d’Europe gaullienne de l’Atlantique à l’Oural.

Mais c’est sans compter avec les intérêts des USA, qui sont franchement hostiles à une telle évolution de l’Europe.

Les USA disent : UE = Otan, c’est impératif.  Et Bruxelles obéit, et l’inscrit pour l’avenir, même s’il y a encore quelques exceptions.

Les USA disent : non à la Russie dans l’OTAN. En réponse à Poutine qui l’aurait proposé il y a quelques années.

Les USA disent : on va accélérer l’adhésion de l’Ukraine à l’UE et l’OTAN en organisant, avec l’aide des services des pays les plus hostiles à la Russie (Pologne, Baltes) un coup d’Etat à Kiev, coup superbement réussi. Avec notre aide soit dit en passant : Fabius se sauvant sans rien dire après la signature d’un accord et laissant les insurgés prendre le pouvoir, ignorant l’accord en question.

Les USA disent : tant que l’OTAN vise la Russie (missiles …) et sépare l’Europe de l’Ouest de la Russie, notre domination sur l’Europe est assurée.

Résultat de cette politique US ouvertement hostile à la Russie, avec l’assentiment de Bruxelles ? L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février 2022, une catastrophe qui nous renvoie 50 ans en arrière, au temps de chars soviétiques.

Il en sera ainsi aussi longtemps que les USA pourront manipuler l’Europe à leur guise. Tant qu’une Mme Nuland pourra installer un premier ministre à Kiev en se moquant de l’Europe, ce continent restera sous tension.

La faute à Poutine ? Bien sûr, les « pilotes de char » à la Poutine sont toujours dans leur tort. Des brutes primitives qui ne savent pas manier le soft power. Mais quand on réfléchit un peu, en tant qu’Européen, il y a peut-être moyen de ne pas réveiller le « pilote de char ».

 

 

 


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