@PascalDemoriane
Salut Pascal,
« tu balayes la contradiction d’un Michel Maugis par exemple un peu vite ».
Je n’ai pas compris que Michel Maugis avait des arguments et qu’il voulait en discuter. Je n’ai vu qu’un flot d’insultes d’un stalinien qui veut en découdre. Je l’ai viré. Je pense qu’il l’avait prévu.
Les deux impérialismes ont des points communs et des différences. Il convient avant tout de savoir que ce sont deux puissances capitalistes et impérialistes et qu’en conséquence il n’y a rien de progressif ni dans un camp ni dans l’autre.
C’est comme choisir entre la triple alliance et la triple entente lors du début de la guerre 14-18. Tous les socialistes qui ont trahi dans tous les pays ont trouvé des arguments pour expliquer qu’ils défendaient un camp meilleur que l’autre et ils ont ainsi envoyé les ouvriers s’entretuer. Le camp défendu par les socialistes allemand n’était pas le camp défendu par les socialistes français.
De ce point de vue, la situation est la même et je développe donc la politique de l’internationalisme prolétarien contre tous les impérialistes sans les différencier.
Du point de vue des différences, il faut avoir une analyse de l’évolution de la situation mondiale. La puissance capitaliste américaine veut dominer le monde depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Nous sommes maintenant dans une situation où cela devient difficile pour elle. Le principal obstacle pour la domination américaine est la montée en puissance de la Chine qui évite de manifester ouvertement de l’agressivité mais fait ce qu’il faut pour renforcer sa position.
Les USA sont en échec au proche-orient. Leur politique visant à renverser le régime d’Iran n’a pas marché. Ils comptaient encercler l’Iran avec l’Irak et l’Afghanistan. Ils s’aperçoivent maintenant qu’ils ne peuvent pas mettre en place de régimes fantoches à leur bottes pour rentrer chez eux ensuite, après une période d’occupation. Ils sont en désengagement dans cette région depuis l’arrivée d’Obama. Ils ont abandonné l’Afghanistan dans conditions catastrophique et ne savent pas comment abandonner la région Irak/Syrie sans se faire à nouveau ridiculiser. Remarquons qu’ils étaient déjà en période de désengagement pendant le conflit Syrien ce que beaucoup n’ont pas compris. C’est dans cette même période que Poutine a profité de l’occasion pour se montrer conquérant en massacrant largement la population syrienne pour laisser Bachar el Assad en place.
Quand Poutine a envoyé son armée au Kazakhstan c’est en frère-ennemi que les dirigeants des USA ont réagi. Fort de leur expérience, ils lui ont expliqué que, s’il entrait avec ses troupes au Kazakhstan, il aura ensuite du mal à en partir. Quoi qu’il en soit, on voit, dans cette période, Poutine montrer de plus en plus les dents au moment où la suprématie de l’économie américaine devient fragile.
Cette analyse ne nous amène pas à traiter différemment les deux impérialismes dans le conflit ukrainien.
Jean